L’insuline, le gendarme du glucose

Un régulateur essentiel

By Pascale

Personne se piquant le doigt pour tester son taux de glycémie avec un appareil

L’excès de sucre dans le sang est hautement nuisible à l’organisme : pour veiller au grain, il dispose de son agent qu’est l’insuline. Un rôle 24h/24. Quand il n’est plus en mesure de remplir son rôle, c’est le diabète, qui se traite, mais ne se guérit pas.

Insuline : définition de cette protéine-clef

Le rôle du pancréas

Situé derrière l’estomac entre la rate et le duodénum (l’amorce de l’intestin grêle), le pancréas est la deuxième plus grosse glande du corps : environ 15 cm de long sur 4 cm de large.

Le pancréas est une glande vitale au métabolisme du sucre et des graisses, de deux façons :

  • Le pancréas a une fonction « exocrine » (sécrétion de substances vouées à être expulsées de l’organisme), avec la production du suc pancréatique déversé dans le duodénum. Le suc pancréatique y digère les sucres et graisses.
  • Le pancréas a une fonction « endocrine » (sécrétion de substances directement versées dans le sang), en particulier avec la fabrication de l’insuline. C’est là, que tout est une question d’équilibre.

Comment l’insuline régule la glycémie ?

Régulateur central

Lorsque nous absorbons du sucre, le pancréas détecte l’élévation du taux de sucre dans le sang correspondante. L’insuline bloque la production de glucose par le foie : c’est la régulation centrale.

Régulateur périphérique

L’insuline est présente en permanence dans le sang : en cas d’afflux de sucre, l’insuline l’intercepte et le fixe sur les cellules cibles du foie et des muscles, qui en sont les premiers sites de stockage. L’insuline est la clef de l’entrée du sucre dans ces cellules : elle est l’hormone hypoglycémiante de l’organisme. Régulateur périphérique ne veut dons pas dire accessoire.

Qu’est-ce qui stimule l’insuline ?

Insuline = 1g/L

Quand tout va bien, le pancréas veille à ce que la taux de sucre dans le sang n’excède jamais 1 g/L de sang. Lorsque vous avez besoin d’un apport de sucre, le pancréas libère du glucagon, l’hormone qui déstocke le glycogène du foie en le transformant à nouveau en glucose et l’injecte dans le sang.

Pic de glycémie

Que faites-vous après un bon repas ? Vous regardez un polar, vautré sur votre canapé. Faux : vous faites un pic de glycémie. Le scénario est nettement moins « bof » : votre pancréas contrôle maniaquement votre pic glycémique, pour que tout rentre dans l’ordre.

Souvenez-vous en quand on vous fera le reproche d’être sur le canapé : vous faite votre pic de glycémie. Ceci étant valable pour limiter votre consommation de sucre, qui déclenche un pic à chaque fois.

Si tout fonctionne bien, au pire, vous stockez un peu trop de glucose cette fois sous forme de graisse.

Insuline et fabrication de sucre

L’excès de sucre dans le sang est hautement nuisible à la santé : il provoque ce que l’on appelle le « syndrome métabolique », autrement-dit le début des ennuis : pression artérielle, problèmes cardiaques, rénaux, musculaires, cécité : liste non-exhaustive, le sucre étant un poison pour l’organisme.

Bonhomme en bois sortant d'un tas de morceaux de sucre blanc
L’effet du sucre sur l’insuline

Insuline et diabète

Lorsque le pancréas ne joue plus correctement son rôle, le taux de sucre dans le sang n’est plus ou mal régulé : c’est le diabète. Problème : il se traite, mais ne se guérit pas.

Taux de glycémie

Un diabète est avéré lorsque la glycémie à jeun est égale ou supérieure à 1.26 g/l à deux reprises ou égale ou supérieure à 2 g/l à n’importe quel moment de la journée.

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Diabète de type 1 et injection d’insuline

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune, dans laquelle l’organisme ne reconnaît plus les cellules bêta du pancréas qui fabriquent l’insuline: il les détruit. Autrefois appelé diabète insulino-dépendant, le diabète de type 1 se traite en suppléant au pancréas par l’injection d’insuline ou pompe à insuline au quotidien.

6% des personnes diabétiques ont un diabète de type 1. Le facteur génétique étant prépondérant, il se révèle presque toujours alors que le sujet est encore jeune.

Diabète de type 2

Dans le cas du diabète de type 2, le pancréas ne fabrique plus assez d’insuline (insulinopénie) ou bien celle-ci agit mal, si bien que le pancréas s’épuise à en fabriquer (insulinorésistance).

Le diabète de type 2 est le plus répandu. Lié à une prédisposition génétique, il est majoritairement la conséquence d’autres déséquilibres que sont le surpoids voire l’obésité, et l’absence d’activité physique.

Ainsi, jusqu’à présent, le diabète de type 2 ne concernait-il que les personnes à partir d’un certain âge. Aujourd’hui, la surconsommation de sucre et la sédentarité l’ont vu apparaître chez une population de plus en plus jeune.

Mais le lien « mauvais mangeur » et diabète n’est pas systématique : certaines personnes ayant toujours observé un équilibre alimentaire et pratiqué une activité physique se retrouvent avec du diabète.

Le diabète de type 2 est évolutif : il s’écoule facilement cinq à dix ans entre les premières hyperglycémies et les symptômes du diabète. Le traitement lui-même se fait pas « escalade thérapeutique », avec augmentation progressive des antidiabétiques, puis injections d’insuline si nécessaire.

D’où vient l’insuline injectable ?

Si jusque dans les années 80, l’insuline injectable provenait du pancréas des porcs ou bovins, depuis 1983 elle est synthétisée en laboratoire.

Injection d'insuline dans le ventre avec un stylo

Différences d’acceptation de son diabète

Les personnes atteintes de diabète de type 1 prennent leur pathologie « à bras le corps », au regard du risque vital que comporte la moindre négligence.

Chez les diabétiques de type 2, l’acceptation de la maladie est plus compliquée, car sa façon de s’installer a été plus sournoise : il faut modifier des habitudes acquises de longue date. Avec, en arrière-plan, une culpabilité au regard de son mode de vie, qui colle à la peau. Une différence d’acceptation qui joue dans la prise en charge de sa pathologie.

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