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Industrie de la fourrure : la souffrance animale continue

Toujours aussi fructueuse malgré ses ravages, l’industrie de la fourrure animale est un véritable scandale. En plus des animaux qu’elle torture et élève dans des conditions effroyables, elle est source de pollution considérable. Il est temps de dire stop à la souffrance animale.

Les chiffres de l’industrie de la fourrure sont effrayants : 56 millions d’animaux sont abattus chaque année uniquement pour leur fourrure ! Un chiffre qui hélas, grimpe (+10%) chaque année. La souffrance animale est bien réelle. Les visons, les renards et les chinchillas sont les plus prisés pour leur fourrure.

Industrie de la fourrure : en hausse de 10 % tous les ans ces dernières années
Industrie de la fourrure : en hausse de 10 % tous les ans ces dernières années

85 % de la production mondiale est obtenue dans les “fermes à fourrure

Dans les fermes à fourrure, la souffrance animale règne : les animaux sont placés dans de toutes petites cages, ce qui les met dans un état de stress important. Il n’est pas rare que certains s’auto-mutilent.

Dans la nature, les pièges utilisés sont censés réduire la souffrance mais ils ne font aucune différence entre les animaux. De nombreuses victimes « accidentelles » se font prendre, comme des animaux domestiques ou des espèces protégées.

Industrie de la fourrure : la souffrance animale continue
Industrie de la fourrure : il faut 50 visons pour faire un manteau

Comment est fabriqué un manteau de fourrure ?

En moyenne, il faut tuer 50 visons, entre 3 et 10 loups, entre 27 et 30 ratons laveurs, entre 12 et 15 lynx pour pouvoir fabriquer un manteau. Les visons sont abattus après avoir été élevés pendant 7 à 8 mois. Ils sont tués par gazage, électrocution ou empoisonnement, puis la peau est retirée de la carcasse, avant d’être lavée puis séchée.

Bien qu’interdit au Royaume-Uni et en Autriche, l’élevage dans les fermes à fourrure reste légal en France. On dénombre pas moins de 200 000 visons répartis dans une vingtaine d’élevages, ainsi que 100 000 lapins Orylag.

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Un désastre environnemental

En plus de la souffrance animale, l’impact environnemental de la production de fourrure est désastreux. C’est l’une des 5 industries les plus polluantes au monde ! Les fortes émissions de protoxyde d’azote et le lisier de vison en sont la cause. La fabrication d’un manteau en fourrure nécessite 20 fois plus d’énergie que celle d’un manteau synthétique.

Malgré tous ces chiffres accablants sur la souffrance animale, certains estiment malheureusement qu’être à la mode est plus important que tout…

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L’industrie de la fourrure en chiffres

  • 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires/an (chiffre mondial)
  • 56 millions d’animaux tués chaque année (chiffre en hausse);
  • 85 % de la production mondiale issue de l’élevage (fermes à fourrure);
  • 15 % sont chassés avec des pièges occasionnant des victimes collatérales;
  • 1 manteau = 50 visons, 10 loups, 30 ratons laveurs, 15 lynx…
  • 1 kilo de fourrure = 563 kilos de nourriture;
  • Pour 4 animaux tués, seule une fourrure est réellement utilisée;
  • 200 000 visons vivent dans des fermes à fourrure en France;
  • 264 tonnes de phosphore sont rejetés dans la nature due à l’élevage de vison;

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Clara

Née à Paris en 1984, Clara est revenue vivre en Savoie à l’âge de 10 ans, sa région familiale. Après des études de communication dans le « tourisme et sports de plein air », puis une année de stage dans une maison d’édition de magazines, Clara a pu se former aux métiers du journaliste. Spécialisée dans les secteurs du tourisme, de la montagne et des sports outdoor, elle devient rédactrice freelance en 2010. Passionnée de montagne et de nature, elle réalise l’un de ses rêves en s’installant dans un petit village de montagne où elle profite du calme, de la nature préservée et du rythme « ralenti », propice à la marche, à la méditation et au yoga, qu’elle pratique régulièrement. Sensible à la préservation de l’environnement, elle agit tous les jours pour minimiser son impact : recyclage, compostage, covoiturage, vélo, alimentation saine et locale, jardinage, consommation raisonnée… c’est pourquoi écrire pour Toutvert est un réel plaisir !

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