Jeans bio : comment réduire l’impact écologique de votre jeans ?

Le tout premier jeans bio de Levi’s, celui des chercheurs d’or de la Sierra Nevada, était en toile de chanvre ! La plus vieille plante de la planète (10 000 ans d’âge!) et la plus cultivée jusqu’au XIXème siècle. En 1937, la chanvre est éradiquée partout en Amérique par la « Marijuana tax » qui interdit sa culture. Un peu à cause des révolutionnaires mexicains qui fumaient une plante cousine, et beaucoup pour faire plaisir aux lobbies du coton, du pétrole et du nylon !

Aujourd’hui, contrairement au jeans bio, le jean « classique » est composé à 85 % de coton ce qui n’est pas sans conséquence pour la planète. Assèchement des terres, utilisation d’énormes quantités de pesticides et autres engrais. Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), cela représente 75 g de pesticides et 2 kg d’engrais chimiques par jean ! Sans parler du coton transgénique (OGM) et des défoliants contenant de l’arsenic.


Si la moitié des impacts est générée aux étapes de production du pantalon, le consommateur peut tout de même influencer cette étape par son comportement d’achat. L’autre moitié des impacts est due à l’utilisation et à la fin de vie du pantalon, qui sont de la responsabilité du consommateur.

Jeans bio : comment réduire l'impact écologique de votre jeans ?
Jeans bio : comment réduire l’impact écologique de votre jeans ?

Voici donc quelques conseils pour minimiser ces impacts en adoptant un comportement éco-responsable :



  • Optez pour du coton bio ou recyclé, du chanvre et du lin bio ou des fibres végétales: le lyocell à base d’eucalyptus, la fibre de bambou, voire des fibres obtenues à partir de bouteilles recyclées.
  • Pas de délavage à base de chlore ou autres toxiques. Pour un jean délavé, exigez le Airwash (à l’ozone) et boycottez le sablage, dénoncé par la campagne du collectif Éthique sur l’étiquette : « Il est mortel ce jean ! ».
  • Il est impératif de limiter l’impact carbone résultant de la production et de l’assemblage des différents éléments utilisés. Mais ne soyez pas dupes: un seul détail cousu dans l’Hexagone autorise la mention « made in France».

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  • Outre en Chine et en Inde, c’est au Bangladesh et au Cambodge que les ouvrières sont le plus mal payé: à peine 50 euros par mois. Et aucune mesure antipollution dans ces pays.
  • Pour les labels : EKO: pas d’OGM ni de pesticides et un examen des conditions sociales. GOTS: pratiques socialement responsables et respect de l’environnement (teintures naturelles, pas de métaux lourds, etc.) OEKO-TEX mention «Confiance textile»: pas de substances toxiques pour l’environnement et le corps humain, et «contact peau »: pas de colorants azoïques dangereux.
Jeans bio : comment réduire l'impact écologique de votre jeans ?
Jeans bio : comment réduire l’impact écologique de votre jeans ?
  • Pourquoi acheter du neuf alors que tant de belles choses existent déjà et ne demandent qu’a changer de mains ! Chinez dans les friperies, les dépôts- ventes, les vide-greniers.

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  • Il suffit d’un peu de papier de verre et d’une râpe à légumes pour lui donner un look destroy ! On peut aussi se rouler dans le sable, en frottant là où on veut qu’il pâlisse.
  • Un jean se porte au moins six ou sept fois avant d’être lavé, à basse température, sans trop de lessive et sans assouplissant Séchage à l’air libre et, bien entendu, pas de repassage.
  • Une personne sur deux jetterait ses jeans à la poubelle. Donnez-les à Emmaùs, déposez-les dans les Ressourceries; recyclez-les (allez piocher des idées sur pinterest.com : du simple sac au patchwork le plus élaboré), ou revendez-les sur ebay, un jean s’y échange toutes les deux secondes !

Le chanvre quand à lui ne détériore pas les sols, il les enrichit; il a besoin de peu d’eau et se passe d’engrais. Ses fibres sont parmi les plus solides, longues, absorbantes et résistantes. Le hic. Il est un peu plus rugueux que le lin et la filière doit rattraper un retard technologique de soixante-dix ans. Le procédé de filage reste donc cher.



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