Aromathérapie

Huile essentielle de saro : si utile, mais si peu connue !

L'indispensable contre les maux hivernaux

Le célèbre ravintsara lui fait de l’ombre, et pourtant : l’huile essentielle de saro, sa discrète cousine, officie à la perfection lorsque les affections de l’hiver refont surface. L’amie de notre santé, certes, mais aussi de notre planète !

Pourquoi la privilégier ? Comment l’employer à bon escient ? Faisons le point sur cette petite merveille de l’aromathérapie trop souvent laissée de côté.

Qu’est-ce que le saro ? Le Mandravasarotra

Il s’agit en réalité d’un buisson endémique de l’île de Madagascar, le Mandravasarotra (de nom latin Cinnamosma fragans).

Son surnom « saro », attribué par le peuple malgache, signifie littéralement « qui anéantit le mal ». Espèce proche du ravintsara, ses feuilles de teinte vert sombre donnent une huile essentielle tout aussi redoutable pour soulager nombre d’infections, qu’elles soient virales ou bactériennes.

Saro ou ravintsara ?

Suscitant un véritable engouement depuis une dizaine d’années, la production d’huile essentielle de ravintsara ne cesse de s’intensifier.

Résultat des courses, le camphrier de Madagascar, arbre duquel elle est extraite, fait l’objet d’une surexploitation massive. Pour 32 litres de ce précieux élixir, il faut tout de même compter 6 tonnes de matière première !

Sans compter que certains exploitants peu scrupuleux n’hésitent pas à arracher directement ses racines, histoire d’augmenter leur rendement avec des produits premier prix.

Bien qu’une campagne de reboisement semble s’organiser, le ravintsara reste à l’heure actuelle une ressource en péril.

Quid du saro ? Bonne nouvelle : seules ses branches sont employées pour la distillation de l’huile essentielle – et une fois sectionnées, celles-ci repoussent. Tant qu’à opter pour une médecine naturelle, autant faire un geste pour la biodiversité !

Huile essentielle de saro : quels bienfaits ?

Une anti-infectieuse large spectre

L’huile essentielle de saro s’attaque sans ménagement aux pathologies virales et bactériennes qui sévissent à l’heure des grands froids : grippes, rhumes, sinusites, otites, bronchites, angines entre autres. Anticatarrhale et expectorante, elle participe en parallèle à désencombrer les voies respiratoires.



Par ailleurs, elle bénéficie d’une action immunomodulante, intéressante pour « corriger le terrain » d’une personne sujette aux infections ou se prémunir des épidémies.

Pour un souci bronchique ou respiratoire, on la diluera dans une huile végétale, puis on l’appliquera sur la plante des pieds et le haut du dos.

Idem pour les problèmes de sinusite, en suivant cette fois-ci le trajet des sinus. Pour les otites, on peut se contenter de déposer une goutte derrière chaque oreille – jamais dedans, attention !

Utilisée en diffusion atmosphérique avec des huiles assainissantes, telle que le manuka ou l’eucalyptus radié, elle exerce une action purifiante et désinfectante.

Huile essentielle de saro et mycose

Autre bon point pour l’huile essentielle de saro : son côté antifongique et antiparasitaire, absent chez le ravintsara.

À l’instar de l‘huile essentielle de tea tree, elle combat les affections liées aux champignons, comme les mycoses. Associez-la à une huile végétale de nigelle ou de jojoba pour une action optimale.

Aromathérapie : sélection d'huiles essentielles
Aromathérapie : sélection d’huiles essentielles

Une alliée contre les affections buccales et gynécologiques

Aphtes, gingivites, abcès et petits maux de la bouche : cela relève aussi de l’huile essentielle de saro ! Une alternative moins dermocaustique que l’huile essentielle de clou de girofle.

En complément de l’hydrolat de tea tree par voie orale, cette huile soulage également les cystites.

Une huile essentielle de saro énergétique et  antifatigue

Une sensation d’épuisement vous assaille ? Plutôt neurotonique, l’huile essentielle de saro soutient les personnes souffrant de fatigue physique ou psychique, voire de dépression.

Employez-la au choix en diffusion atmosphérique, ou en massage sur le plexus solaire dans une préparation huileuse.

Une astringente cutanée

Comme l’huile essentielle de géranium rosat, celle de saro contribue à tonifier la peau et à resserrer ses pores. Invitez-la dans un soin anti-âge ou dans une crème contre les vergetures, à hauteur de 2 % maximum.

Comment utiliser l’huile essentielle de saro ?

Rappelons-le une nouvelle fois : les conseils partagés dans cet article ne se substituent en aucun cas à un avis médical. Rapprochez-vous de votre médecin ou d’un conseiller en aromathérapie pour bénéficier d’un suivi personnalisé.

Chez les enfants

De manière générale, l’huile essentielle de saro est tolérée par un large public.

  • Elle peut être utilisée chez l’enfant à partir de 18 mois, avec le consentement du pédiatre.
  • Combinée à de la camomille noble, elle permet de contenir en première intention une fièvre persistante ou trop élevée.
  • Utilisez-la toujours diluée, par exemple dans une huile d’amande douce, à très faible pourcentage (inférieur à 3 % avant 3 ans).

Huile essentielle de saro et grossesse

Chez la femme enceinte, elle pourra être employée à partir du troisième mois de grossesse, en proscrivant tout de même la région du bas-ventre.

Elle convient également aux femmes allaitantes : on évitera cependant de l’appliquer sur les zones directement en contact avec bébé, comme les seins, le plexus solaire ou le ventre.

Femmes enceintes : prudence avec les huiles essentielles
Femmes enceintes : prudence avec les huiles essentielles

Utilisation parfois déconseillée

En revanche, l’huile essentielle de saro est fortement déconseillée aux asthmatiques, compte tenu de sa richesse en 1,8-cinéole (eucalyptol). Elle pourra être remplacée par des huiles moins irritantes pour les voies respiratoires, comme le bois de rose ou de Hô.

Pensez au test cutané !

Bien sûr, cela ne vous dispense pas de réaliser le test du pli du coude avant votre première utilisation.

Déposez sur la face interne de l’articulation une ou deux gouttes d’huile essentielle, et surveillez la présence d’une réaction cutanée dans les 48 heures suivantes.

Une petite perte de temps… qui permet d’éviter de fâcheux désagréments !

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