Le HPI (indice du bonheur), une alternative au PIB

Comment évaluer avec justesse le véritable niveau de vie d’un pays ? Le très sérieux think tank britannique New Economic Foundation a mis au point un indicateur intitulé le « Happy Planet Index » ou « Indice de Planète Heureuse », en quelque sorte un indice du bonheur…

Son intérêt ? Ce HPI est un indicateur économique basé sur les trois critères : l’empreinte écologique, l’espérance de vie et le bien-être des populations, ce dernier est établi par sondage, sur une échelle de 0 à 10. L’indicateur de bien-être est multiplié par l’espérance de vie et l’indicateur de distribution des richesses, puis divisé par un indicateur de soutenabilité. Résultat : le pays ayant le meilleur indice du bonheur est celui dont le bien être individuel n’est pas obtenu au prix de l’environnement.


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Ainsi le classement HPI bouleverse-t-il la hiérarchie du PIB : compte tenu de ces critères, les pays industrialisés ne figurent plus en tête, contrairement aux pays d’Amérique Latine et au Pacifique. En un sens, une lecture frappée au sceau du bon sens : il ne fait pas nécessairement mieux vivre, là où la production industrielle est la plus élevée. Le trio gagnant du HPI est le Costa Rica, le Mexique et la Colombie, où préservation de l’environnement et vie citoyenne de proximité assurent un cadre de vie agréable.

Le HPI (indice du bonheur), une alternative au PIB
Le HPI (indice du bonheur), une alternative au PIB

Ce n’est pas la première fois que le Costa Rica arrive en tête de classements autres que le PIB. Le petit État d’Amérique centrale fait figure de premier de la classe : voici dix ans ans, sa loi sur le biodiversité (la taxe sur les carburants et l’énergie finance les projets environnementaux) était distinguée par le World Future Conservation et par le Sommet de Nagoya sur la biodiversité. Une exception à la règle, qui pourrait certes, rentrer dans le rang : le Costa Rica est de moins en moins indifférent aux sirènes des grandes entreprises étrangères, y compris pharmaceutiques dont il a jusqu’à présent protégé sa forêt amazonienne.




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Il n’empêche, le HPI a l’intérêt de « déformater » la vision communément admise du PIB comme indicateur de niveau de vie. Une corrélation « par défaut », sachant que la norme comptable mondiale ne prend en compte qu’un unique critère, faisant fi aussi bien de l’empreinte écologique que des critères humains tels que les bien non marchands (l’art, l’éducation, le bénévolat, etc) soit de plus d’un critère de civilisation.

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