L’habitat partagé, une alternative au logement traditionnel

On connait la colocation mais beaucoup moins l’habitat participatif aussi appelé habitat groupé ou encore habitat partagé. Mais que se cache-t-il donc derrière ces multiples dénominations ?


L’habitat partagé est avant tout un projet de vie entre un groupe de personnes désireux de concevoir, créer et gérer collectivement un logement, et animé par des valeurs communes fondées sur la solidarité, les préoccupations environnementales, le partage, le lien social ou encore la mixité générationnelle. Il est une forme de logement qui comporte des parties privatives (logements individuels) et des espaces communs (jardins, salles, buanderies, etc.). Chacun aura donc son petit nid douillet mais tous se partageront des parties communes mutualisées.

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Il est un bon compromis entre le vivre ensemble ou en communauté (pas toujours pratique pour l’intimité) et le logement individuel (un chez soi où l’on peut se sentir seul). C’est finalement l’art de vivre ensemble chacun chez soi : on partage un habitat et des valeurs mais en même temps, chaque individu conserve son espace personnel de vie.

Les participants élaborent conjointement, de A à Z, leur projet de vie. Cela va de la recherche du lieu (un terrain à construire ou un immeuble à rénover), au concept architectural et sa problématique écologique, à la capacité de financement, jusqu’à l’organisation des espaces partagés.




Une fois le projet matérialisé, il suppose la participation de l’ensemble des membres du groupe qui sont réunis dans une coopérative d’habitants. Tous se concertent donc pour chaque décision relative à la gestion quotidienne du lieu de vie, mutualisent une partie de leurs finances et des coûts, etc.

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Si l’habitat partagé n’est pas un concept nouveau (apparut dans les années 1970 en France), il connaît depuis quelques années un regain d’intérêt lié au contexte sociétal. Chacun peut trouver un bon prétexte pour se lancer dans l’aventure : flambée des prix de l’immobilier, contraintes économiques, crise des liens sociaux, isolement, anonymat et individualisme, préoccupations écologiques.

L’essentiel est d’avoir la volonté d’habiter autrement et de trouver le groupe d’individus (amis ou inconnus) avec lequel on est sur la même longueur d’ondes. Le choix ne doit pas être fait au hasard car il est lourd de conséquences. En effet, ces personnes deviendront vos futurs voisins en principe pour le meilleur. Des voisins choisis pour vivre ensemble dans un endroit qui leur ressemble, dans la bonne entente, et dans un habitat conçu conjointement et régi selon des règles déterminées collectivement.



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Exit donc les habitations déshumanisées, les commérages, les querelles de voisinage, les problèmes de copropriété, l’ambiance délétère, ou ce voisin de palier dont on connait tout juste le nom ou le numéro de porte. Avec, ces petits îlots d’habitants qui se sont choisis, vous retrouvez une certaine convivialité et un esprit de village mais sans les inconvénients. Des liens sociaux se tisseront, des services d’entre-aide entre voisins s’organiseront (garde d’enfants, courses, etc.).

Ce mode d’habitat séduit de plus en plus. Il y aurait actuellement près de 400 projets en cours dans l’Hexagone. Une goutte d’eau en comparaison à d’autres pays où des variantes de ce type d’habitat existent depuis de nombreuses années (Suède : 700 000 logements, Allemagne : plus de 6 millions de logements, dont 2 millions en coopératives, Italie : plus de 300 000 logements, Autriche : 340 000, Suisse : 130 000) (source : cohabitatsolidaire.org).

Alors si vous cherchez à habiter différemment, dans un espace renouant avec la solidarité et les liens sociaux, et que avez la volonté de vivre de manière collective sans que cela n’affecte votre vie privée, ce type d’habitat pourrait être fait pour vous.



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Comments

  1. m says

    Bonjour, on peux trouver des communautés qui existent déjà et les visiter…. ou on peux réfléchir a se regrouper et créer son propre collectif…

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