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Le gui, une plante parasite qui porte chance !

De la chance contre un baiser

Le gui nous rappelle ces instants féeriques des fêtes de fin d’année. Porteur de chance pour les humains mais parasite pour les arbres, découvrez tous ses secrets dans cet article !

Présentation & description

Le gui, également appelé Viscum album pour son nom latin, est une plante parasite d’arbres. Son feuillage est persistant et il prend la forme d’une grosse boule au fil des ans.

Ses baies blanches, qui apparaissent en hiver, sont une source de nourriture pour les oiseaux. Ce sont d’ailleurs ces derniers qui propagent cette plante !

Attention : sa consommation est toxique pour l’être humain. 

Où trouver du gui ?

On trouve cette plante sur de nombreux arbres : pommier, tilleul, aubépine, peuplier, saule pleureur… Il est facilement reconnaissable, il forme de grosses boules aériennes sur les branches.

Différence : gui et houx

Différence importante : le premier est un arbrisseau parasitaire, par contre le houx est un arbuste épineux à feuilles dentées et aux baies rouges.

Les variétés

On dénombre aux alentours de 70 espèces du genre Viscum. En Europe, seulement deux sont présentes :

  • Viscum album (seule espèce dans l’hexagone),
  • Viscum cruciatum dont les baies sont rouges (Espagne et Portugal).

On peut diviser le genre Viscum en trois sous-espèces :

  • Le gui des feuillus : celui qui parasite le plus grands nombre d’espèces d’arbres ;
  • Celui du sapin qui parasite le sapin blanc et d’autres espèces de sapins ;
  • Celui du pin qui parasite diverses espèces de pins (mais rarement l’épicéa commun).
Un arbre aux nombreuses "grappes" de guis
Un arbre aux nombreuses « grappes » de guis

Comment lutter contre le gui ?

C’est une plante parasite qui se développe sur les arbres. C’est l’arbre hôte qui va combler ses besoins en eau et en matière organique.



Il est suggéré de retirer le gui lorsque celui-ci affaiblit trop vite l’arbre sur lequel il s’est installé.

Destruction du gui

Pour commencer, coupez à ras de la branche les pieds du gui à l’aide d’une serpette. Puis creusez le bois afin de dénicher les suçoirs de la plante.

Pour finir, couvrez les entailles d’un produit cicatrisant adapté.

Pouvoir magique du gui

Cette plante est présente dans les légendes de plusieurs peuples.

Cette plante à la couleur verte persistante et aux fruits hivernaux a de quoi développer l’imaginaire. Pour les druides, elle permettait par exemple de se protéger contre la sorcellerie, de favoriser la fécondité ou encore de s’immuniser contre le poison.

Pourquoi on s’embrasse sous le gui ?

Un bisou sous cette plante pour célébrer la nouvelle année ? Mais pourquoi cette tradition ? Elle nous viendrait des Celtes pour qui cette plante représentait de bons augures.

Une autre hypothèse voudrait que les initiateurs de cette tradition soient les Anglais. S’embrasser sous le gui était synonyme de bon augure pour débuter la nouvelle année. Ce sont eux qui ont créé la « kissing ball », une boule de guis sous laquelle on vient s’échanger un baiser, et qui porte chance à celles et ceux qui passent en-dessous.

Vous aimez le Do it Yourself ? N’hésitez pas à vous confectionner votre propre « kissing ball » pour les prochaines fêtes !

Le saviez-vous ? L’Église a essayé de faire remplacer le gui par du houx car ce dernier correspondait davantage aux symboles ecclésiastique. Les épines ne sont en effet pas sans rappeler la couronne de Jésus Christ, et les boules rouges sont le symbole de son sang.

Pourquoi le gui porte bonheur ?

Cette croyance nous viendrait des Gaulois. Le gui, plante sacrée, était cueilli à l’aide d’une serpe par les druides au moment du solstice d’hiver. Lors de ladite cueillette, ils disaient en coupant « Que le blé germe ».

S’ensuivait alors une cérémonie durant laquelle ils distribuaient la plante aux villageois afin de leur porter chance.

En savoir plus

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Marjorie Tourette

Née en novembre 1990 dans les Vosges, Marjorie est partie vivre à Nancy puis à Grenoble pour faire ses études. Elle a obtenu un Master en coopération internationale afin de pouvoir travailler dans le secteur associatif. A l’issu de ses études, elle a travaillé dans diverses organisations, notamment en lien avec le commerce équitable, le développement rural et la protection de l’environnement. Elle aime à croire que chacun à son échelle peut agir pour transformer nos modes de vie consuméristes en modes de vie plus durables.

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