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Grenoble : au revoir pubs ! Bonjour arbres !

Imaginez une ville sans aucuns panneaux publicitaires. Cela peut vous paraitre surprenant et peut-être même impossible, mais cette utopie verra bien le jour à Grenoble dans les mois à venir.

En effet, afin de transformer la ville de 160 000 habitants en agglomération plus verte, le maire écologiste, Eric Piolle, a pris la décision de ne pas renouveler son partenariat avec le groupe d’affichage et de mobilier JCDecaux.

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« La municipalité fait le choix de libérer l’espace public grenoblois de la publicité en développant les espaces d’expression publique et ne lance pas de nouvel appel d’offre pour de l’affichage publicitaire », peut-on lire dans un dossier de presse publié par la mairie le 23 novembre.

Avec cette opération, « Pas de pub, des arbres », la municipalité de l’Isère fera disparaitre, entre janvier et avril 2015, 326 panneaux publicitaires, dont 227 « sucettes » de moins de deux mètres de haut, 20 colonnes et 64 grands panneaux de huit mètres carrés, libérant ainsi 2 051 mètres carrés qui seront employés pour planter « une cinquantaine de jeunes arbres avant le printemps ».

« Les premiers panneaux sont arrivés à Grenoble en 1976 ! C’est un modèle obsolète et en bout de course qui ne correspond plus aux attentes des habitants, qui souhaitent se réapproprier l’espace public », explique l’adjointe en charge des espaces publics de Grenoble, Lucille Lheureux.

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Selon le directeur Stratégie, Etudes et marketing de JCDecaux, Albert Asseraf, avec la fin de ce contrat, « la ville se prive de 6 millions de redevance sur 10 ans », soit 600.000 euros par an. « Et elle prive aussi ses habitants d’un service d’information, puisque la moitié des panneaux servait à l’affichage municipal », affirme-t-il.

Cette initiative pionnière en Europe, ne concerne pas dans l’immédiat les abribus, puisque le contrat existant entre JCDecaux et le syndicat mixte des transports en commun (SMTC) de Grenoble ne s’achève qu’en 2019.

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