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Le Graviola : quelle réponse naturelle au cancer ?

Le Graviola serait-il la panacée contre le cancer ? Au regard de son rôle observé d’inhibiteur de cellules cancéreuses, le graviola intéresse au-delà de son exotisme.

Sans affirmative frappée au sceau de la science, mais sans dénégation non plus. Le Graviola est, en tous les cas, une espèce du genre à l’état naturel : le principe actif d’un fruit, qui joue le rôle inhibiteur et ciblé de cellules cancéreuses.

Le Graviola : Un fruit de taille

Mais avant d’aborder cet aspect crucial, croquons d’abord dedans : le graviola au Brésil, aussi appelé « corossol » en Afrique et en Europe où il ne pousse pas, est le fruit imposant du corossolier (Annona muricata).

Il pèse couramment entre un et trois kilos, de quoi remplir la main d’un honnête homme.

Et, tant qu’à faire, son estomac : très riche en glucides, le graviola est un aliment de base de plus d’un habitant de cette planète, de l’Amérique centrale à l’Indonésie, le Vietnam et la Thaïlande.

A lire: Cancer: 10 idées reçues communément admises

Publicité gratuite : débarrassée de ses graines indigestes, sa chair a le goût suave et légèrement acidulé du célèbre chewing-gum du « monsieur aux bras musclés »!

Comme la plupart des fruits, le graviola est également une bonne source de vitamine C et de fibres. Quant à ses parties non comestibles que sont ses feuilles et son écorce, elles sont un anti-bactérien et anti-parasite salutaires en certains endroits.

Un remède naturel contre le cancer ?

Mais hormis son grand intérêt local, le graviola ferait moins parler de lui, s’il n’avait cette propriété considérée comme équivalente à certaines chimiothérapies : en l’occurrence, la comparaison a été faite avec l’adriamycine, traitement couramment employé et « parasiteur » de la fonction de l’ADN entrant dans la reproduction des cellules cancéreuses.

Ce fruit comme alternative naturelle a fait l’objet de travaux aux États-Unis et en Corée du sud, et d’une publication recensée par la United States Library of Medicine, devenue la base de données Medline.

L’article en question expose également les propriétés antidiabétique et antibactérienne du graviola.

Le graviola, quelle réponse naturelle au cancer ?
Le graviola, quelle réponse naturelle au cancer ?


Quel est ce mécanisme anti-cancéreux du graviola ?

Pour faire simple, la feuille du graviola a pour principe actif l’actogénine : or, cette molécule inhibe une enzyme (la NADHT-oxydase) qui joue un rôle-clef dans la synthèse de l’ATP (adénosine triphosphate), le tout au cœur même de la mitochondrie.

Pas assez clair ? Reprenons à partir du métabolisme d’une cellule.

Une cellule « usine » en permanence : pour fonctionner, elle dégrade des molécules organiques (c’est le catabolisme).

Et pour reconstituer ses molécules de base, elle puise dans les glucides, lipides et protides (c’est l’anabolisme). Or, ce métabolisme de la cellule demande de l’énergie, et l’énergie du catabolisme sert à l’anabolisme.

A une condition, ou plutôt un intermédiaire incontournable, l’ATP, dont les réserves au sein d’une cellule sont faibles.

Les cellules tumorales sont gourmandes en énergie. Or, l’actogénine leur met les batteries doublement à plat, en empêchant la synthèse de l’ATP, et en bloquant le transport des électrons au sein de la mitochondrie, la « centrale » de la cellule.

Pour aller plus loin: Santé: 8 aliments recommandés contre le cancer

Un fruit d’avenir

Depuis trente ans, la Recherche s’est plus qu’intéressée à ce processus complexe qui consiste à « assoiffer » une cellule cancéreuse. Le graviola est donc pris très au sérieux dans son principe actif ciblé.

L’autre grande voie, on le sait, sont les résultats concluants des tout premiers tests sur l’homme, du vaccin anti-cancer qui booste le système immunitaire et grâce auquel les globules blancs parviennent à distinguer une cellule saine d’une cellule malade.

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Pascale

Née en 1960 à Dakar au Sénégal, Pascale est toujours un peu cet enfant qui a grandi au bord de la mer, même si elle vit aujourd’hui à Paris. Les obligations professionnelles de ses parents l’ont amené à voyager à travers le monde et à rejeter le matérialisme pour se concentrer sur l’humain. Quand elle arrive en France pour faire Sciences Po Paris, c’est un grand décalage qui l’attend. Elle conforte alors sa vision de la vie aux autres jeunes gens de son âge. Elle s’habitue à ce nouveau rythme, mais c’est la perpétuelle recherche du « reste du monde » qui la guide et la mène au journalisme. Elle découvre la radio, elle collabore d’ailleurs toujours à Radio Ethic, puis le média web. Ses domaines de prédilection : le sport, pour sa dimension d’échanges et partages, et l’écologie bien sûr. Elle la vit au quotidien en se déplaçant à bicyclette et trouvant toujours une astuce récup’ pour ne pas acheter neuf inutilement. Elle rejoint l’équipe de Toutvert.fr en 2016, dont elle devient rapidement un pilier central !

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