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La faune sauvage de Tchernobyl plus florissante que jamais

Le 26 avril 1986 la centrale nucléaire Lénine située à Tchernobyl connait un accident sans précédent: un réacteur explose, libérant d’importantes quantités d’éléments radioactifs et provoquant un énorme incendie.

La zone est rapidement évacuée, les hommes fuient le lieu. Aujourd’hui alors que cela fait près de 30 ans que l’accident a eu lieu, une équipe de chercheurs a décidé de « faire un état des lieux » de l’endroit. Leurs découvertes sont surprenantes.

Les scientifiques anglais qui ont mené cette étude étaient loin d’imaginer ce qu’ils allaient trouver. Loin d’explorer un désert sans vie, ils ont rencontré de nombreuses espèces d’animaux sauvages souvent en voie de disparition ou rares dans la région : chevreuils, loups, ours sauvages, élans, renards... sont très nombreux dans la zone d’exclusion de Tchernobyl. Ces 2 600 km² qui entourent l’ancienne centrale sont devenus un « no man’s land » propice à la faune.

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Jim Smith un des co-auteurs de l’étude, de l’université de Portsmouth au Royaume Uni déclare qu’ « il y a de fortes chances que la vie sauvage soit bien plus importante aujourd’hui qu’elle ne l’était avant l’accident de Tchernobyl ».

Et il s’empresse de préciser que « cela ne signifie pas que les radiations sont bonnes pour les animaux sauvages, mais seulement que les effets de l’activité humaines comme la chasse, l’agriculture ou l’exploitation de la forêt sont pires ».

Dans cette zone d’exclusion autour de Tchernobyl, les chercheurs ont trouvé un cheval très rare le Przewalski, ainsi qu’un lynx européen et un ours brun. Ces mammifères n’avaient pas été vus dans les environs depuis très longtemps.

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Un autre chercheur Jim Beasley conclut en expliquant que « cette étude unique en son genre, montrant que des animaux sauvages prospèrent après un accident nucléaire, illustre la capacité de résilience de la nature quand la pression de l’homme ne se fait plus sentir. » La question est maintenant celle de l’impact des radiations à long-terme sur ces espèces.

Adeline

Née en 1983 dans le sud-ouest de la France, Adeline a grandi à la campagne avant de partir à Toulouse, puis Paris, pour poursuivre ses études. Diplômée en sciences de gestion, elle travaille en Allemagne et en Angleterre puis regagne Paris. A la naissance de son premier fils, elle décide de changer de vie professionnelle et de s’orienter vers un domaine qui a plus de sens pour elle, à savoir l’écologie et le développement durable. En 2013, elle rejoint Toutvert où elle peut s’exprimer par la plume sur des sujets de l’économie verte qui lui sont importants. Elle crée en parallèle une activité de conseils et sensibilisation au développement durable (www.environa.eu). En 2016, elle devient rédactrice en chef et responsable éditorial de Toutvert France.

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