Bien-être et santé

Elevage industriel et antibiotiques : une dangereuse combinaison pour la santé humaine

C’est n’est plus un secret pour personne, la consommation excessive de produits animales entraîne une augmentation de pathologies cardiovasculaires, liées aux diabètes et à l’obésité. Cela car les bêtes élevées industriellement sont gavées de pesticides, d’hormones de croissance, de cholestérol, de graisses saturées et, bien-sûr, d’antibiotiques.

Ce mélange engendre des infections naturellement transmissibles de l’animal, souvent élevé de façon industrielle, à l’homme, connues sous le nom de zoonose. Potentiellement mortelles pour l’être humain, les plus constatées sont la variole, la grippe, le colibacille, la salmonelle, le SARS, la grippe aviaire et le très médiatique Ebola.

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Ces « supervirus » s’avèrent très résistants aux nombreuses doses d’antibiotiques administrés aux animaux. Cependant, extrêmement malades et mal en point, sans elles, ils ne pourraient pas se maintenir vivants. Ces quantités excessives d’antibiotiques se retrouvent, logiquement, dans les produits laitiers, les œufs et la viande. Malheureusement, en mangeant ces types d’aliments, nous n’absorbons plus seulement de la graisse et des muscles, mais aussi tous les antibiotiques que l’animal a ingurgité au long de son existence.

EN SAVOIR PLUS : Des bactéries résistantes aux antibiotiques dans nos assiettes ?

Pour combattre cette catastrophe agroalimentaire, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a élaboré un rapport en juin dernier, dans lequel elle recommande « d’abandonner l’usage des antibiotiques en prévention ». « Le développement de la résistance aux antibiotiques est devenu, au cours de la dernière décennie, une préoccupation majeure en termes de santé humaine et animale », peut-on lire dans le document.

Le projet a comme principal objectif d’installer des « outils de suivi pérennes des pratiques » dans les élevages, « par espèces animale, par filière et type de production », afin de développer des alternatives à l’usage des antibiotiques. Dans cette optique, le gouvernement a lui aussi lancé un plan « EcoAntibio 2012-2017 », qui prévoit la réduction de 25%, en cinq ans, de l’utilisation de ces molécules.

LIRE LE RAPPORT DE L’ANSES : risques d’émergence d’antibiorésistances liés aux modes d’utilisation des antibiotiques en santé animale

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