Vivre au naturel

Écocert : des labels pour un monde plus durable

Des pionniers de la certification biologique

Vous les croisez de plus en plus souvent sur vos cosmétiques ou vos produits d’entretien ? Excellente nouvelle : les labels Écocert font partie des plus exigeants en matière de respect de l’environnement. Dans quels domaines s’appliquent-ils ? Quelles sont leurs garanties ? Décryptons ensemble le dessous de ces logos écologiques.

Définition : qu’est-ce que la certification Écocert ?

Fondée en 1991 par une équipe d’ingénieurs agronomes, cette entreprise est un organisme certificateur indépendant accrédité selon la norme ISO65.

Son objectif est de valoriser et de promouvoir des pratiques durables, à impact socio-environnemental positif : respect des écosystèmes vivants, gestion des ressources naturelles et énergétiques, qualité et sécurité des produits…

Parallèlement à ses activités de certification, elle s’engage au plus près des acteurs « verts » en proposant des prestations de conseil et de formation.

Initialement implanté en France, le groupe s’est progressivement ouvert à l’international. Il intervient aujourd’hui dans 130 pays, et s’appuie sur près de 150 référentiels pour attribuer ses écolabels.

Écocert et bio

En contribuant à la rédaction des réglementations françaises et européennes, il a largement participé à la démocratisation de l’agriculture biologique. Depuis sa création, le groupe s’est donc largement spécialisé dans la certification de produits bio.

écocert

En France, Écocert a d’ailleurs contrôlé 64 % des opérateurs du bio en 2015, ce qui en fait le leader incontesté de ce marché.

Parmi les labels délivrés les plus connus, citons entre autres Agriculture Biologique (Eurofeuille) et Demeter.

Logo Écocert

Il est aussi une marque de certification à part entière et dispose de ses propres écolabels. Attention toutefois, ils se déclinent sous plusieurs visuels et reposent donc sur des cahiers des charges bien distincts.



Ces logos se consacrent en particulier aux produits d’hygiène et de beauté, aux détergents écologiques, aux parfums d’ambiance et aux textiles.

Comment obtenir une certification Écocert ?

Pour espérer décrocher cette label certifié, il convient de suivre un parcours en 5 phases :

  • Conseil sur le choix des labels adaptés au produit ou au service
  • Signature du contrat marquant le début de l’engagement
  • Audit initial pour vérifier la conformité au cahier des charges
  • Étude des conclusions du rapport d’audit
  • Délivrance du certificat et exploitation du logo de manière transparente

écocert

Des audits ponctuels seront réalisés afin de veiller au respect continu des référentiels.

Les différents labels Écocert

Au milieu de tous ces labels écologiques qui envahissent nos packagings, il est parfois bien difficile de surnager.

Et force est de constater que le groupe nous complique un peu la tâche, avec différents sous-labels à son effigie. Pour vous aider à y voir plus clair, voici un éventail des logos les plus fréquemment apposés sur nos produits.

Écocert Cosmétiques biologiques et naturels

Cette certification encadre la commercialisation des produits cosmétiques (maquillage, dentifrices, shampoings, gels douche, crèmes, laits…). Elle repose sur le référentiel international COSMOS et sur le référentiel privé Écocert.

Les acteurs récompensés s’engagent notamment à :

  • exploiter de manière durable et responsable les ressources naturelles
  • privilégier les ingrédients issus de lagriculture biologique
  • bannir les OGM, les traitements ionisants et les ingrédients pétrochimiques (parabènes, phénoxyéthanol, nanoparticules, parfums et colorants de synthèse….)
  • ne pas engendrer de souffrance ou de mort animale, exclure les tests sur les animaux
  • se cantonner à une liste extrêmement restreinte de conservateurs non remplaçables, et les employer en très faible quantité
  • présenter une formulation renfermant 95 % d’ingrédients d’origine naturelle au minimum
  • utiliser des emballages recyclables

Deux labels distincts peuvent alors être attribués :

  • Écocert Cosmétique Écologique : il exige que 50 % minimum des ingrédients végétaux de la formule soient issus de l’agriculture biologique, et que 5 % minimum du total des ingrédients soient certifiés bio.
  • Écocert Cosmétique Écologique et Biologique : plus exigeant, il requiert que 95 % minimum des ingrédients végétaux soient issus de l’agriculture biologique, et que 10 % du total des ingrédients soient certifiés bio.

Écocert Écodétergents

La certification se focalise sur les produits d’entretien (nettoyants multi-usage, nettoyants pour lave-vaisselle, nettoyants WC, nettoyants pour vitres, lessive, liquide vaisselle…). Parmi les grandes lignes à respecter, on retrouve :

  • la réduction des substances toxiques pour l’humain et son environnement
  • le maintien de la biodiversité, en privilégiant les ingrédients naturels et bio
  • l’exclusion des OGM et des ingrédients issus d’animaux morts
  • la transformation des ingrédients d’origine naturelle selon des procédés à faible consommation énergétique (sans seuil minimal de performance toutefois)
  • l’indication de dosages quantitatifs à destination de l’utilisateur pour une consommation raisonnée

Comme pour les cosmétiques, deux labels cohabitent :

  • Écocert Écodétergents : les produits de synthèse ne doivent représenter que 5 % maximum de la composition totale.
  • Écocert Écodétergents à base d’ingrédients biologiques : il garantit au moins 95 % d’ingrédients d’origine naturelle, et au minimum 10 % issus de l’agriculture biologique.

D’autres labels s’attachent également à promouvoir des détergents et produits ménagers de qualité, comme Écolabel Européen, Sustainable Cleaning ou Nature & Progrès.

Écocert Textile

Le label Écocert Textile assure que les vêtements certifiés respectent l’environnement dans la globalité de leur cycle de vie, des matières premières à leur fabrication en passant par leur transport. Il s’applique aussi bien aux fibres naturelles qu’aux fibres synthétiques (viscose, lyocell…).

Mentionnons les exigences suivantes :

  • une production des fibres naturelles soucieuse de la biodiversité
  • des seuils régissant lémission de polluants dans l’air (COV) lors de la production des fibres synthétiques ;
  • des fibres artificielles 100 % issues des forêts durables PEFC ou FSC
  • une réduction de la facture énergétique dans les entreprises
  • une limitation drastique des substances toxiques dans la confection des habits (prétraitement, teinture, impression, apprêts…) et dans le produit fini (teneur en formaldéhyde < 16 mg/kg par exemple)
  • des garanties éthiques et sociales pour protéger les travailleurs (salaire décent, interdiction de travail forcé ou d’exploitation des enfants de moins de 15 ans…)

Notons cependant que l’irrigation du coton, contribuant pourtant à l’épuisement des ressources en eau, fait partie des points non pris en compte.

Les labels Demeter, Max Havelaar, GOTS ou Oeko-Tex Made in Green constituent aussi des références de choix dans le domaine du textile.

 

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