Le diabète, cette pandémie silencieuse

Le diabète tue : il est aujourd’hui l’une les premières causes de décès prématuré au monde. Or, à 90%, il s’agit de diabète de type 2, soit directement lié au mode de vie. Une situation planétaire.


L’ONU n’hésite plus à parler de pandémie, qui a instauré le 14 novembre, « Journée mondiale du diabète ». Chaque année, cinq millions de personnes décèdent du diabète : ce qui était une exclusivité des pays développés devient un phénomène mondial. De fait, la majorité de la population mondiale vit en ville : en rupture totale avec une hygiène de vie saine.

Le diabète de type 2, celui que l’on se fabrique

La pandémie pointée par l’OMS est bien ce diabète de type 2 : celui qui n’a rien à voir avec une maladie auto-immune, mais que l’on se fabrique au jour le jour.

Journée mondiale contre le diabète
Journée mondiale contre le diabète


Le scénario est irrémédiable : à force de prendre son organisme pour une boulangerie-confiserie, il ne parvient plus à avaler. Or, un tiers des personnes diabétiques de type 2 se fait prendre au dépourvu : jusqu’aux premiers symptômes, la cinquantaine venue.




Trop tard : au laboratoire, cet excès chronique de sucre dans le sang équivaut à 1, 26 gr/l après un jeûne de huit heures, à 2gr/l après une prise de sucre. L’organisme fait de l’insulino-résistance : en un mot, ça patine de plus en plus. L’insuline étant de moins en moins efficace, le pancréas s’épuise à en fournir de plus en plus, pour maintenir le taux de sucre dans le sang constant.

Jusqu’au jour où ça ne fonctionne plus. C’est l’hyperglycémie. Le processus de dégradation généralisée de l’organisme est enclenché.

Une espérance de vie réduite de 15 ans

Le tableau n’est pas des plus joyeux : le diabétique de type 2 a trois fois plus de probabilité de faire un infarctus, et ce quinze ans avant tout le monde. Il a toutes les chances de devenir aveugle : le diabète de type 2 est même l’une des premières causes de cécité au monde. Pareil pour l’insuffisance rénale. Quant aux amputations d’un membre, elles se montent à huit mille par an en France chaque année. Sans compter l’état de l’hygiène bucco-dentaire.

Un « tableau » qui affecte les femmes comme les hommes.




Le diabète de type 1, une maladie auto-immune

En cela, le diabète de type 1 n’a rien à voir avec le diabète de type 2 : cette maladie auto-immune est un dysfonctionnement du système immunitaire, qui détruit les cellules du pancréas.

Le diabète de type 1 affecte plus généralement les garçons, et se révèle dès l’âge de vingt ans : un diabète « juvénile » et insulino-dépendant, souvent d’ordre génétique.

Le diabète de type 1 fait, évidemment, l’objet d’un suivi médical strict et à vie.

Le diabète, la maladie de ce siècle ?
Le diabète, la maladie de ce siècle ?

Des traitements naturels contre le diabète ?

Ce qui est fait est fait : ne croyez pas aux recettes-miracle, qui vantent le retour à un pancréas tout neuf.




Avant-même de prendre son bloc à ordonnances, votre médecin lui-même établira selon votre profil, une hygiène de vie à respecter : l’alimentation et l’exercice-physique. Au bout de trois mois, si l’évolution n’est pas freinée, il s’armera alors de son ordonnance.

Si le régime à entreprendre est au cas par cas, la base commune est une évidence : stop les sucres rapides et les graisses, bonjour le brocoli et autres légumes, le tout avec un apport calorique en rapport avec le mode de vie du patient. Quant au sport, c’est un médicament-plaisir : des disciplines douces, en l’occurrence.

Mais quid alors des plantes ?

La berbérine est brandie comme la potion magique à laquelle tout le monde aurait dû penser plus tôt : et au regard de laquelle, tout le reste n’est que supercherie. Typiquement un discours de vendeur de poudre de perlimpinpin.

Le diabète est une maladie sérieuse : ne faites pas joujou. En revanche, il est vrai que certaines plantes stimulent la sécrétion d’insuline : ainsi du ginseng, du gingembre, de la cannelle jaune, et de la fameuse association indienne du curcuma et du poivre noir.




A titre d’exemple, le ginseng améliore la glycémie postprandiale, autrement-dit le taux de sucre dans le sang après avoir mangé. Pourquoi s’en priver ? De toute façon, ces épices sont toujours meilleures que l’antique pincée de sel, pour agrémenter les autres aliments : et ils le sont d’autant, qu’ils se marient parfaitement avec les légumes.

En cela, il n’y a pas la berbérine et rien qu’elle. Il y a un régime personnalisé à respecter, et toute une palette alimentaire naturelle pour y arriver.

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