Énergies renouvelables

Une centrale électrique alimentée par de la graisse de cuisine

Jusqu’ici la graisse de bacon bouchait les tuyauteries et provoquait des arrêts cardiaques. Le cochon mort servira bientôt une noble cause, rapporte The Sunday Times.

Les résidus graisseux des restaurants de Londres alimenteront une nouvelle centrale électrique à l’est de la capitale. Ce complexe, le plus grand de ce type au monde, devrait économiser de coûteux nettoyages.

Des montagnes de graisse coagulent dans les égouts londoniens. Les amas les plus récalcitrants doivent être extirpés par une équipe spéciale : cette liposuccion en sous-sol coûte 1,17 million d’euros par mois. Les déchets adipeux seront désormais brûlés pour générer de l’énergie notamment pour le traitement des eaux usées.

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Mais pour cela, l’entreprise Thames Water, en charge du traitement des eaux usées et de l’approvisionnement en eau de la région du Grand Londres, devra convaincre au moins 10 000 restaurants d’installer des « pièges à graisse » sous leurs éviers.

La centrale électrique va être construite à l’Est de Londres, à Beckton, le projet étant financé par un consortium dirigé par l’entreprise iCON Infrastructure. Elle devrait être opérationnelle d’ici 2015. Elle produira 130 Gigawattheures (GWh) par an, une quantité d’énergie suffisante pour alimenter en électricité 40.000 foyers.

Le modèle de centrale électrique prévu utilise un gros moteur thermique Diesel, du type de ceux qu’on retrouve dans les cargos, capable de brûler toutes sortes de carburants.

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Pour aller encore plus loin dans l’économie d’énergie, la chaleur résiduelle du moteur sera utilisée dans un système de réduction de pression de gaz d’une unité adjacente, permettant d’éteindre des brûleurs au gaz existants. Une partie de la chaleur sera également employée dans un réseau qui la distribuera à des foyers alentours. L’efficacité énergétique devrait ainsi dépasser les 90 % grâce à un carburant recyclé.

De quoi encourager les amateurs de fish and chips : en mangeant leur plat préféré, ils feront une bonne action environnementale.

Clara

Née à Paris en 1984, Clara est revenue vivre en Savoie à l’âge de 10 ans, sa région familiale. Après des études de communication dans le « tourisme et sports de plein air », puis une année de stage dans une maison d’édition de magazines, Clara a pu se former aux métiers du journaliste. Spécialisée dans les secteurs du tourisme, de la montagne et des sports outdoor, elle devient rédactrice freelance en 2010. Passionnée de montagne et de nature, elle réalise l’un de ses rêves en s’installant dans un petit village de montagne où elle profite du calme, de la nature préservée et du rythme « ralenti », propice à la marche, à la méditation et au yoga, qu’elle pratique régulièrement. Sensible à la préservation de l’environnement, elle agit tous les jours pour minimiser son impact : recyclage, compostage, covoiturage, vélo, alimentation saine et locale, jardinage, consommation raisonnée… c’est pourquoi écrire pour Toutvert est un réel plaisir !

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