Animaux

La corneille, un oiseau vraiment nuisible ?

La corneille n’est pas un rapace. Mais son adaptation à notre habitat et nos cultures la classe parmi les espèces nuisibles. Il est vrai qu’elle fait main basse sur tout ce qu’elle trouve pour se nourrir. Pire, elle serait le signe d’un désagréable présage.

Corneille oiseau ou corbeau ?

Pas si facile de différencier ces quatre oiseaux « en costards » : la corneille noire (Corvus corone), le merle noir, le corbeau freux, le chouca des tours sont entièrement noirs. Et tous les quatre de la famille des Corvidés.

Comment reconnaître la corneille noire ? Tout d’abord à son plumage : elle est couverte de plumes du bec jusqu’aux pattes : un plumage brillant aux reflets rouges-verts, à la différence avec le corbeau, qu’il n’est pas ébouriffé au cou et au ventre.

Quant à sa queue, elle est carrée. Autres signes distinctifs : son bec est bien plus effilé. Et son vol est peu gracieux : cet oiseau est peu acrobatique et ne plane pas. Et au sol, les corneilles noires sautillent, quand les corbeaux se dandinent.

La corneille, un oiseau migrateur partiel

Autre grand signe distinctif : là où les voir. Le corbeau ne s’approche jamais des villes, il hante les falaises et côtes rocheuses, le chouca aime les hauteurs des tours et clochers. La corneille noire, bien qu’étant un oiseau sauvage, s’est parfaitement adaptée à la ville.

Si son habitat naturel est les terrains dégagés (elle ne pénètre jamais les forêts denses) que sont les terres agricoles, les cultures, les marais, elle habite désormais aussi en ville, en quête de nourriture dans les squares, jardins et poubelles.

En France, cet oiseau vit partout en-deçà de 2000 mètres d’altitude, sauf en Corse où elle n’est pas présente. En hiver, elle ne migre pas.

Corneille, taille de cet oiseau

Ce qui différencie la corneille noire du merle noir est sa taille : la première est toujours un gros oiseau, d’environ 500 grammes et d’une longueur totale de 43 à 49 cm. Si vous voyez un oiseau tout noir, mais plus petit que cela, il s’agit d’un merle.

La corneille, un oiseau au cri rauque

Elle criaille et même croasse plutôt qu’elle ne chante. Ce cri rauque est fait d’un « kroaa » ou d’un «crâ-crâ-crâ » fort et puissant, qu’elle répète trois à quatre fois de suite entre deux silences.

La corneille, un oiseau intelligent

Elle est réputée être parmi les oiseaux les plus intelligents : elle sait placer des noix sur une route, pour attendre qu’une voiture roule dessus et fasse casse-noix. Elle sait aussi emplir un verre de petits cailloux, pour faire monter le niveau de l’eau, et ainsi atteindre un morceau de viande placé sur du liège.



Bien que farouche, cet oiseau sait parfaitement faire nos poubelles en repérant plutôt celles des restaurants. Et repère la saison des semailles, d’où sa réputation d’oiseau nuisible, qui se gorge des graines semées. La corneille noire aurait un sens de la déduction équivalant à celui d’un enfant de cinq ans.

Tous les secrets de cet oiseau
Tous les secrets de cet oiseau

Corneille : alimentation

C’est un oiseau presque omnivore. Si elle se perche sur un poteau ou un arbre pour assurer sa sécurité, elle se nourrit exclusivement au sol : une alimentation opportuniste ! Ainsi hors des villes, se nourrit-elle de graines, d’épis de céréales, de tubercules (betteraves, pommes de terre), de baies et de certains fruits (cerises et noix) côté végétaux.

Côté protéines, la corneille noire est un carnassier qui se nourrit d’ insectes, de larves, de vers de terre, mais aussi de mollusques, grenouilles, poissons malades ou morts, et même des œufs d’autres oiseaux, surtout des chouettes, sa pire ennemie. Elle se repaît aussi des charognes et animaux morts du bord des routes.

La corneille, un oiseau nuisible ou écolo ?

La corneille noire est le dam des agriculteurs, jardiniers et éleveurs : elle s’attaque aux poussins des poulaillers. Et sait se trouver des alliés, comme le héron, pour combattre la belette et le héron, qu’elle déteste cordialement.

En ville, la corneille noire fait nos poubelles et dépotoirs. Mais ne l’accusons pas de ce qu’elle ne fait pas, la corneille noire ne déchire jamais un sac poubelle clos. Elle profite seulement de celui qui est mal fermé.

La corneille est aussi accusée de faire fuir les petits passereaux de nos squares et jardins. C’est le cas à Bruxelles, où elle a véritablement établit ses quartiers.

En même temps, elle éradique la faune des bestioles que nous n’aimons guère, moustiques en tête.

Le Cid (1682)
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Corneille, un oiseau riche en symbolique

La corneille noire serait la gardienne des Lois sacrées qui gouvernent l’univers. Elle aurait l’aptitude à connaître le passé et le présent, mais aussi l’avenir. Ainsi, le fait de croiser une corneille alors que survient un épisode important de la vie, ne serait pas une simple coïncidence. Il y aurait un lien avec nos disparus.

Dans la mythologie, cet oiseau symbolise l’indiscrétion : Minerve changea Coronée en corneille, pour la préserver des avances de Neptune. Mais la corneille se révéla trop bavarde. Si bien que minerve la priva de sa protection, lui préférant le hibou, devenu le symbole de la clairvoyance !

Pierre Corneille, un nom d’oiseau ?

L’auteur du Cid (1606-1684) et de plus d’une trentaine d’autres pièces du Grand Répertoire (Cinna qui lui apporta la consécration, Polyeucte, Horace, etc) se posa en maître de l’alexandrin. Le fil directeur de son œuvre, des âmes fortes, aux prises à un dilemme cornélien.

Pour en savoir plus

La rédaction de Toutvert.fr vous invite à lire les articles suivants :

Pascale

Née en 1960 à Dakar au Sénégal, Pascale est toujours un peu cet enfant qui a grandi au bord de la mer, même si elle vit aujourd’hui à Paris. Les obligations professionnelles de ses parents l’ont amené à voyager à travers le monde et à rejeter le matérialisme pour se concentrer sur l’humain. Quand elle arrive en France pour faire Sciences Po Paris, c’est un grand décalage qui l’attend. Elle conforte alors sa vision de la vie aux autres jeunes gens de son âge. Elle s’habitue à ce nouveau rythme, mais c’est la perpétuelle recherche du « reste du monde » qui la guide et la mène au journalisme. Elle découvre la radio, elle collabore d’ailleurs toujours à Radio Ethic, puis le média web. Ses domaines de prédilection : le sport, pour sa dimension d’échanges et partages, et l’écologie bien sûr. Elle la vit au quotidien en se déplaçant à bicyclette et trouvant toujours une astuce récup’ pour ne pas acheter neuf inutilement. Elle rejoint l’équipe de Toutvert.fr en 2016, dont elle devient rapidement un pilier central !

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