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Le concombre, ô combien désaltérant

De la famille étendue des curcubitacées (800 espèces de la courgette à la pastèque) le concombre (Cucumis sativus, selon sa dénomination latine) tel que nous le connaissons est originaire d’Inde, où il poussait à l’état sauvage au pied de l’Himalaya.

Origines du concombre

En passant par la Hollande et l’Arménie

Son frère a donné naissance au cornichon, et son cousin d’Afrique à notre melon, dont il se distingue par le nombre de ses chromosomes.

Ce fruit, que l’on consomme comme un légume, est parvenu en Europe par la Grèce et l’Italie, de préférence loin du gel qu’il ne supporte pas en dépit de son berceau originel.

Sa descendance est prolifique et variée : le catalogue européen en recense 870 variétés dont beaucoup sont d’hybrides, et le catalogue français, 45 à lui tout seul.

Ainsi le concombre « hollandais » à la peau lisse et vert sombre représente-t-il l’essentiel de nos étals, quand celui épineux au goût plus amer, est plus typique du midi. Quant au concombre arménien ou aussi dit « serpent », il en est une des variétés les plus anciennes. Et a un goût plus proche de son cousin le melon.

Depuis La Quintinie

Si le concombre est essentiellement cultivé sous serre, cela n’est pas seulement dû à l’industrialisation : La Quintinie, le jardinier de Versailles sous Louis XIV, développa ainsi la production propre à satisfaire le Roi Soleil.

Aujourd’hui en France, la production de ce légume se concentre le long de la Loire, d’Orléans à Nantes, au sud dans les Bouches-du-Rhône et dans les Pyrénées-Orientales, mais aussi et grâce aux serres, en Bourgogne et en Champagne-Ardenne.

Le légume d'été par excellence !
Le légume d’été par excellence !

Concombre : ses propriétés nutritionnelles et bienfaits

L’équivalent d’un verre d’eau !

On le sait, le concombre est désaltérant. C’est tout son intérêt : nous ne mangeons à la saison où nous nous déshydratons. Or, manger du concombre revient à boire, puisqu’il est constitué à 95% d’eau. Si l’on compte bien, manger 180 grammes de ce légume, soit une entrée, revient à boire 170 ml d’eau, soit un bon verre.

Le concombre est si peu roboratif, qu’il n’était pas très prisé des paysans, qui n’en voyaient pas l’intérêt nutritif. Sa peau contient certes de la vitamine K, mais nous avons tendance à l’éplucher. Il contient aussi, il est vrai, des minéraux, en particulier du cuivre.



Mais c’est sa haute teneur en eau, tout simplement, qui en fait un fruit consommé comme un légume agréable, peu calorique et désaltérant.

Recettes faciles et délicieuses à base de concombre

Le fameux Tzatziki

Aspect qui ne gâche rien, le concombre est rapide et facile à apprêter : en vinaigrette, bien sûr, mais surtout avec du yaourt. Ainsi le Tzatziki national grec, réellement trop savoureux à faire chez soi, pour céder aux préparations toutes faites, hormis celles des vraies enseignes grecques.

Le fameux Tzatziki
Le fameux Tzatziki

On se remémore la recette ?

Les ingrédients :

  • Deux concombres « hollandais »,
  • 330 grammes de yaourt grec,
  • une gousse d’ail,
  • 3 cuillers à soupe d’huile d’olive,
  • une cuiller à soupe de vinaigre,
  • le jus d’un citron,
  • de l’aneth et du poivre. Le sel n’est pas obligatoire.

La version japonaise est très agréable aussi : du concombre et du crabes, tous émincés en fines lamelles, et assaisonné de gingembre.

Soupe de concombre

Mais peut-être avez-vous déjà eu l’occasion de faire cuire du concombre ? C’est un peu plus long, mais pas très compliqué non plus : faites cuire le concombre dans un bouillon avec champignons noirs, du gingembre, de la sauce de soja, et du crabe. Pas mal non plus !

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Pascale

Née en 1960 à Dakar au Sénégal, Pascale est toujours un peu cet enfant qui a grandi au bord de la mer, même si elle vit aujourd’hui à Paris. Les obligations professionnelles de ses parents l’ont amené à voyager à travers le monde et à rejeter le matérialisme pour se concentrer sur l’humain. Quand elle arrive en France pour faire Sciences Po Paris, c’est un grand décalage qui l’attend. Elle conforte alors sa vision de la vie aux autres jeunes gens de son âge. Elle s’habitue à ce nouveau rythme, mais c’est la perpétuelle recherche du « reste du monde » qui la guide et la mène au journalisme. Elle découvre la radio, elle collabore d’ailleurs toujours à Radio Ethic, puis le média web. Ses domaines de prédilection : le sport, pour sa dimension d’échanges et partages, et l’écologie bien sûr. Elle la vit au quotidien en se déplaçant à bicyclette et trouvant toujours une astuce récup’ pour ne pas acheter neuf inutilement. Elle rejoint l’équipe de Toutvert.fr en 2016, dont elle devient rapidement un pilier central !

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