Transports

Du carburant produit à partir de l’air

Obtenir du carburant à partir de l’air que l’on respire. Il ne s’agit pas d’une provocation mais du résultat surprenant réalisé par l’entreprise britannique Air Fuel Synthesis. La société basée à Stockton-on-Tees, dans le Nord de l’Angleterre, a ainsi produit 5 litres de carburant en 3 mois. Un carburant si proche de l’existant qu’il pourrait être employé dans les véhicules actuels sans avoir à y apporter la moindre modification.

La technologie mise au point par Air Fuel Synthesis consiste dans un premier temps à capturer le CO2 présent dans l’atmosphère puis, grâce à une électrolyse, séparer les deux composants de l’eau que sont hydrogène et oxygène pour enfin combiner l’hydrogène et le dioxyde de carbone pour créer du pétrole de synthèse.

Outre le fait que l’air est disponible en tout point du globe, l’intérêt principal du procédé est de permettre un recyclage du CO2, ce fameux gaz à effet de serre dont on cherche désespérément à limiter les rejets dans l’atmosphère.

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Problème. L’électrolyse nécessite de l’électricité qu’il faut tout de même produire. Alimenté pour le moment à partir d’électricité du réseau britannique, cette technique, pour qu’elle présente un réel avantage environnemental, doit donc être couplée à une énergie propre et, mieux encore, renouvelable afin de devenir « neutre en carbone ».

De plus, bien que les éléments constituants ce pétrole de synthèse soient “bon marché”, le procédé demeure couteux en énergie quand il s’agit d’extraire l’hydrogène de l’eau. En effet, la séparation par électrolyse, gourmande en énergie, n’est pas économiquement viable à ce stade. Le procédé nécessite donc encore un travail d’optimisation considérable.

Air Fuel Synthesis envisage de faire construire une usine pour produire quotidiennement plus d’une tonne de ce carburant dans les deux ans à venir, et une raffinerie dans les 15 prochaines années.

A terme, un procédé qui pourrait permettre de remplir les réservoirs de nos voitures.

En allant plus loin dans le futur, on pourrait même imaginer un moteur transformant directement Hydrogène et CO2 en pétrole en puisant instantanément ses ressources dans l’air ambiant…

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