Animaux

Le chinchilla, un adorable animal

Le chinchilla est ce ravissant petit rongeur en « danger critique » de disparition, que vous pouvez adopter en sa version Nouvel Animal de Compagnie : à la condition de vous adapter à lui.

Un rongeur menacé

Que de chemin parcouru par le chinchilla : il avait plus le format que son congénère de dinosaure, pour survivre à la vague d’extinction massive du Crétacé-Tertiaire. Et il était entraîné : sur ses terres d’origine que sont les hauts-plateaux de la Cordillères Andes, la seule eau disponible est la rosée, la végétation est rare, et l’amplitude thermique de +30 °C le jour et – 10°C la nuit.

Aujourd’hui, si le chinchilla est une espèce protégée, hélas en voie de disparition à l’état sauvage, ce n’est pas en raison de cette dureté. Mais de sa fourrure toujours convoitée pour faire des manteaux et manchons. Et ce, malgré les autres fourrures existantes.

En 1973, l’Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN) a déclaré l’espèce sauvage chinchilla brevicaudata, le chinchilla à queue courte, « en danger critique », et l’espèce chinchilla lanigera « vulnérable ». Ce sont les deux espèces sauvages connues. Celle à queue courte est la plus convoitée des deux pour sa fourrure.

Un rongeur à la fourrure d'exception
Un rongeur à la fourrure d’exception

L’aspect du chinchilla : une boule de poils !

Un pelage exceptionnel

Pâlissez, ô gent masculine : pendant que vous avez un seul poil par follicule, le chinchilla en a 60. Ce qui fait une moyenne de 20 000 poils par cm2. Chaque follicule a un « poil de garde » pour le maintien, entouré de 60 « poils de bourre » qui préservent ainsi la chaleur.

Un poil qui ne part pas en broussaille : il est rectiligne, et ni frisé, ni avachi comme de la laine. Et d’un bleu-gris fignolé par cette ligne dorsale noire et ce blanc immaculé du ventre. Le tout d’une douceur veloutée.

Un appareil digestif long de trois mètres

Ce petit rongeur de la taille d’un lapin nain est un végétarien non exclusif : il a pour atavisme de se mettre sous la dent ce qu’il trouve. Si ce n’est de l’herbe, ce sera un insecte.

Et surtout pas de gâchis d’eau : non seulement, le chinchilla a un tube digestif ultra-long, de manière à assimiler l’eau de la cellulose des aliments, mais il est « caecotrophe » : il les ingère une deuxième fois, en mangeant ses pelotes fécales. Il ne faut pas perdre une goutte d’eau !

Un solide caractère

Les chinchillas les plus nombreux sont désormais issus d’élevages : ce sont des hybrides des deux espèces sauvages, avec une nette ressemblance avec le chinchilla à queue longue.



Le chinchilla est un NAC, un Nouvel Animal de Compagnie. Bien traité, il vit une quinzaine d’années. Attention, cet animal ne supporte pas d’être tripoté : il en perd ses poils voire sa queue, pour fuir. Il est déconseillé d’adopter un chinchilla, si l’on a de trop jeunes enfants.

Cela ne veut pas dire qu’il est associable. Au contraire, le chinchilla sauvage a l’habitude de vivre en colonies : de centaines de spécimens, lorsqu’il n’était pas en voie de disparition. Chez vous aussi, il préfère nettement la compagnie : mieux vaut deux chinchillas qu’un seul.
Au choix : un mâle et une femelle ou deux de chaque, sachant que ce rongeur n’est pas d’un naturel batailleur. Mais que les femelles, plus grosses, sont dominantes. Chez le chinchilla, c’est le matriarcat.

Un alter ego, c’est bien. Mais votre chinchilla a aussi besoin de jouer avec vous chaque jour. Si vous le délaissez, il risque de dépérir.

Un petit nocturne très délicat

Le chinchilla vit la nuit : comprenez-le, c’est sa façon ancestrale d’avoir moins chaud et d’échapper à ses prédateurs.

Chez vous, la nuit venue, il court et saute à la façon d’un kangourou, pour attraper de ses pattes agiles, l’équivalent de proies. Son gros œil rubis est vif. Comprenez aussi qu’il a besoin de limer sa jolie dentition orange. S’il ne met pas à sac un appartement, choisissez tout de même la pièce sans risque.

Son alimentation

La nourriture est également délicate : le chinchilla mange du foin sec et sans pesticide. L’humidité lui crée des fermentations potentiellement mortelles, et les pesticides l’intoxiquent. Achetez du foin de qualité en animalerie ou en centre équestre.

Quant aux granules pour animaux, ce petit rongeur est un animal trieur : il ne mangera que celles qui lui plaisent, au risque de sa santé. Ne lui achetez que des granules pour chinchilla.

Gare à l’eau !

Quant à l’eau, ne lui laissez jamais une coupelle d’eau : le chinchilla est incapable de boire de cette façon. Il risque de se mouiller les poils, qui sont difficiles à sécher : vous ne pouvez pas les lui sécher vous-même, et l’humidité le rend malade.

Un rongeur à la fourrure d'exception
Un rongeur à la fourrure d’exception

Les chinchillas ont pourtant besoin de boire : investissez dans un biberon pour rongeurs, c’est la seule solution.

Et puis, il a aussi gardé son mode de consommation parcimonieuse : ne le grondez surtout pas si vous retrouvez ses petites pelotes de déjection, c’est de l’écologie très poussée.

Mine de rien, le chinchilla a horreur de la saleté : maintenez sa cage propre. Et prévoyez un bain de terre : les chinchillas sauvages prennent des bains de poussière de roche pour se laver.

Vos chinchillas se portent bien ? Cela se voit, ils sont vifs. Un chinchilla malade reste dans son coin. Quant à les voir se multiplier, cela n’a rien à voir avec les lapins : une maturité sexuelle au bout de huit mois, et deux à trois petits par portée.

Pour en savoir plus

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Pascale

Née en 1960 à Dakar au Sénégal, Pascale est toujours un peu cet enfant qui a grandi au bord de la mer, même si elle vit aujourd’hui à Paris. Les obligations professionnelles de ses parents l’ont amené à voyager à travers le monde et à rejeter le matérialisme pour se concentrer sur l’humain. Quand elle arrive en France pour faire Sciences Po Paris, c’est un grand décalage qui l’attend. Elle conforte alors sa vision de la vie aux autres jeunes gens de son âge. Elle s’habitue à ce nouveau rythme, mais c’est la perpétuelle recherche du « reste du monde » qui la guide et la mène au journalisme. Elle découvre la radio, elle collabore d’ailleurs toujours à Radio Ethic, puis le média web. Ses domaines de prédilection : le sport, pour sa dimension d’échanges et partages, et l’écologie bien sûr. Elle la vit au quotidien en se déplaçant à bicyclette et trouvant toujours une astuce récup’ pour ne pas acheter neuf inutilement. Elle rejoint l’équipe de Toutvert.fr en 2016, dont elle devient rapidement un pilier central !

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