Le cartilage de requin, quels espoirs pour la recherche médicale ?

Cartilage de requin ? C’est le très sérieux institut Max Planck de physique, en Allemagne, qui en a fait la découverte : en décryptant le génome du requin éléphant, les chercheurs ont mis à jour l’absence du gène de formation des os.


Le requin, le plus ancien vertébré sans os

Voici qui explique que le requin – également les raies et tous les poissons cartilagineux – garde un squelette cartilagineux toute sa vie. Souplesse et élasticité pour faire des ronds dans l’eau !

L’évolution du génome du requin est, de surcroît, l’une des plus lentes de la nature : encore moins rapide que le cartilage du fossile vivant qu’est le coelacanthe.



Surtout, le cartilage de requin est dépourvu de vaisseaux sanguins. C’est cette particularité qui intéresse tout particulièrement la Recherche : les cellules cancéreuses se développent toujours par prolifération de vaisseaux sanguins.




Transposé à l’homme, quels avantages ?

La substance du cartilage du requin – 40% de protéines dont la squalamine, 25 % de calcium, 20 % de glycosaminoglycanes – a des propriétés antiangiogéniques – qui empêchent la formations de vaisseaux.

De là à en déduire que cette substance appliquée à l’homme bloque le développement de métastases, les recherches cliniques sont encore, à ce stade, « work in progress ».

Le cartilage de requin, quels espoirs ?
Le cartilage de requin, quels espoirs ?

Le cartilage de requin : incontestablement anti-inflammatoire

Il n’empêche, l’hypothèse que le cartilage du requin a, par ailleurs, des effets anti-inflammatoires, offre un véritable espoir dans le cas d’arthrite rhumatoïde – arthrite évolutive, d’origine génétique.




De fait, le cartilage de requin contient des mucopolysaccharides – famille des hydrates de carbone -, substance dominante des articulations et du liquide synovial.

De même, le cartilage du requin pourrait s’avérer efficace contre le psoriasis, cette inflammation et prolifération de vaisseaux sanguins au niveau du derme.

Pas de cellule immunitaire non plus

Autre axe de Recherche encore, le requin est dépourvu de lymphocytes T auxiliaires, ces cellules dont, chez l’Homme, l’effondrement est l’un des effets du virus du SIDA. Or, le requin est, lui aussi, en butte à un environnement microbien.

Mais diable, pourquoi le requin ? La Recherche s’était, en premier lieu, concentrée sur le cartilage du boeuf. Mais le cartilage de requin est bien plus intéressant, en quantité et en qualité ! Rien à voir, fort heureusement, avec le pillage asiatique, des ailerons de requins.

Le cartilage de requins existe, désormais, sous forme de compléments alimentaires. Respecter, en tout état de cause, la posologie. Et, dans le cas des pathologies mentionnées, ne jamais se dispenser de l’avis médical.

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