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Californie : une proposition de loi pour libérer les orques en captivité

Il est parfois des œuvres cinématographiques capables d’accélérer un processus de prise de conscience chez le grand public ou chez les politiques.

C’est le cas du documentaire américain Blackfish, sorti en 2013. Présenté au festival du film indépendant de Sundance la même année, l’œuvre militante, réalisée par Gabriela Cowperthwaite, retrace la vie dans le parc aquatique Seaworld de San Diego (Californie) de l’orque Tilikum, tristement célèbre pour avoir causé la mort de trois personnes durant sa captivité. Poignante description des conditions de vie des « baleines tueuses » condamnées à divertir, le documentaire a joui d’un accueil très positif auprès du public.

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Mais depuis le 20 février dernier, les militants peuvent compter sur un soutien de poids. Le député démocrate californien Richard Bloom a présenté à cette date une proposition de loi, interdisant le fait de « détenir en captivité ou d’utiliser une orque sauvage capturée ou élevée en captivité à des fins de performance ou de divertissement» La loi interdirait également la pêche et l’insémination artificielle des épaulards en Californie. « Ces belles créatures sont bien trop grandes et intelligentes pour être retenues captives dans de petits enclos en béton toute leur vie, avait affirmé le député en conférence de presse. Il est temps d’en finir avec ces pratiques visant à maintenir des orques en captivité pour divertir les humains. »

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Si la loi venait à être votée, ce serait un coup dur pour Seaworld, déjà directement visé par le documentaire Blackfish. Le groupe de parcs d’attractions, qui dispose d’un établissement en Californie, devrait se séparer de ses orques, stars des shows aquatiques, et mascottes de la marque. Pour contrer la loi, le groupe a expliqué qu’il délocaliserait ses épaulards dans ses deux autres parcs, au Texas et en Floride, deux États qui ne sont pas visés aujourd’hui par une loi de ce genre.

Afin qu’une enquête plus approfondie puisse être réalisée, sur les conditions de captivité des orques et ses conséquences sur le mammifère, le comité chargé d’étudier le texte a décidé de repousser d’une année sa décision.

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