Animaux sauvages

Le Burmilla, un joli chassé-croisé

Le chat domestique par excellence

Le Burmilla est un peu la bêtise de Cambrai des chats : le croisement totalement inattendu entre une chatte burmese et un chinchilla. Le résultat a donné envie de conserver cette nouvelle race, au « tipping » et au caractère séduisants.

Les origines du Burmilla

A quoi tient une race ? A une porte laissée ouverte ! Alors que la baronne Miranda von Kirchberg avait acheté un persan silver chinchilla pour son mari, la femme de ménage laissa inopinément une porte ouverte.

Vous devinez la suite : le cadeau de sa femme, qui devait être castré le lendemain, honora la femelle en chaleur, qui se trouvait dans la pièce. La chatte répondant au nom de Fabergé était censée être croisée avec un autre burmese. Trop tard !

Naquit de ce chassé-croisé inopiné entre Fabergé et Sanquist, quatre chatons si jolis, qu’il ne fut plus question de castration. Ainsi le Burmilla vit-il le jour, très précisément le 11 septembre 1981. Aucun doute sur la paternité, la robe de ces quatre femelles était noire « silver shaded » comme le chinchilla.

Deux de ces chatons femelles, Galatea et Gemma, servirent de référence à la race. La baronne croisa Sanquist avec une autre chatte burmese : naquit Jacynth, le mâle nécessaire à la pérennisation de la race « burmilla », contraction de « burmese » et de « chinchilla ».

Deux petits chatons
Deux petits chatons

L’aspect du Burmilla

Pendant que la baronne se concentra sur la morphologie de la race avec son association Burmilla Association, une amie éleveuse Thérèse Clarke se concentra sur le « tipping » de la race, avec le Burmilla Cat Club.

« Nouvelle race » reconnue par le Livre Officiel des Origines Félines (LOOF), le Burmilla est de morphologie « asian » : autrement-dit d’origine anglaise, contrairement à ce que son nom peut indiquer. Et contrairement au Burmese américain, dont il est une race parfaitement distincte.

Il est de type médioligne semi-foreign : il a de celui-là la tête légèrement arrondie et le corps bien musclé, mâtiné par celui-ci, d’un corps long et d’une ossature moyenne. De même, les pattes sont de longueur moyenne, bien proportionnées et terminées par des pattes arrondies.

Ses oreilles et ses yeux sont bien écartés, ces derniers se distinguant par leur forme toute ronde et leur couleur allant du jaune à l’or intense.
Quant à sa robe fine et soyeuse, elle se distingue par ce fameux « tipping », cette présence de la couleur à l’extrémité du poil : le Burmilla  présente des zones plus foncées sur le dos, les pattes, le masque et la queue. Surtout, son front arbore le dessin d’un « M ».



Le Burmilla peut être de « chocolate » à « tabby » (tigré), en passant par lilas (beige rosé pâle), sépia et brown tipped.  Dans tous les cas, le « tipping » est plus intense sur le dos, plus clair sur le flanc. Un tipping qui varie selon l’âge du chat, fonçant avec les années.

Pour tout savoir sur le Burmilla
Pour tout savoir sur le Burmilla

Le caractère du Burmilla

En-dehors d’honorer ses congénères, le Burmilla est quasi-fait pour prendre le thé. Ce chat domestique par excellence, est réputé doux et gentil. Et comme il aime prendre part à la conversation, il miaule régulièrement, mais sur un ton agréable.

A ses heures, il lui arrive aussi d’être joueur.

Le Burmilla au quotidien

Attention particulière

Dommage de laisser son poil soyeux sans brossage hebdomadaire. Lustrez-le aussi à l’aide d’un gant, il n’en sera que plus beau.

Pour ses oreilles et ses yeux, un lavage régulier est à prévoir pour limiter le risque d’infection.

Alimentation

Ce chat est gourmand. Vous pouvez lui donner du poisson, de la viande et des légumes. En revanche, limitez les matières grasses, surtout s’il ne se dépense pas beaucoup. N’oubliez pas : il est essentiel que l’alimentation de votre Burmilla soit équilibrée. Et comme il ne tombe jamais malade, veillez à ne pas trop remplir sa gamelle. Bien sûr, une gamelle d’eau toujours à sa disposition est essentielle.

Côté santé

Le Burmilla est de nature rustique : pas d’inconvénient de dégénérescence, comme avec d’autres races. Il garde une bonne vitalité toute sa vie.

Attention : même si le Burmilla est un chat solide, il n’est pas à l’abri de développer une maladie en lien avec son âge ou son alimentation. Comme pour les autres races de chat, il est important de le faire vacciner contre les maladies les plus courantes comme la rage.

Elevage de Burmillas

Plusieurs éleveurs se sont lancés dans l’élevage de Burmillas. Sur internet, il est assez facile d’en trouver un dans votre région.

Le prix d’un Burmilla

Ce chat se vend entre 750 et 1200 euros. Généralement autour de 900 euros, le mâle se vendant un peu plus cher que la femelle.

Pour que les formalités administratives ne soient pas un casse-tête, voici nos conseils avisés. Il faut veiller à ce que votre futur compagnon soit :

  • Tatoué ou pucé
  • Ait un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire (à noter : aucun vaccin n’est obligatoire)
  • Dispose d’une carte d’identification I-CAD
  • Ait une attestation de Pedigree
  • Le contrat de vente doit être signé en deux exemplaires pour sceller la vente.

Le chaton Burmilla

Le prix d’un chaton Burmilla dépend de plusieurs critères comme le pedigree de ses parents et son sexe. En moyenne, il faut compter entre 750 € et 1 200 € pour un chaton Burmilla mâle et la même fourchette de prix si c’est une femelle.

Où trouver un Burmilla à vendre ?

Vous pouvez vous rapprocher d’un éleveur de Burmillas. Pour en trouver un facilement, vous pouvez faire quelques recherches sur internet où de nombreux sites répertorient les différents éleveurs de Burmillas par région et par département.

Un éleveur sérieux et responsable est celui qui pourra vous donner des informations sur le pedigree de votre Burmilla notamment.

Bon à savoir : aujourd’hui, de nombreux refuges et associations implantés aux quatre coins de France donnent la possibilité d’adopter des Burmillas. Si vous souhaitez avoir un chat via l’adoption, n’hésitez pas à consulter les sites recensant les différents lieux où il est possible d’adopter un Burmilla.

D’autres espèces proches

Certaines races de chats se rapprochent du Burmilla. En voici quelques-unes.

Singapura

Comme son nom l’indique, le Singapura vient de Singapour où il errait dans les rues. Calme, joueur, curieux et intelligent, le Singapura n’est pas un gros chat, au contraire ! Il se distingue par sa petite taille (il est d’ailleurs l’un des plus petits chats au monde. Son ossature est assez fine, son pelage est court et de couleur ivoire. Sa truffe est quant à elle de couleur brique.

Avec son maître, le Singapura est tendre et affectueux. Il lui réclame beaucoup d’attention et a tendance à ne pas le quitter d’une semelle.

Côté entretien, un brossage une fois par semaine suffit pour ôter ses poils morts et stimuler sa circulation sanguine.

Cymric

Originaire de l’île de Man en Angleterre, le Cymric est un chat assez rare dont la particularité est celle de ne pas avoir de queue. Tendre et très sociable, le Cymric peut parfaitement se faire à une vie de famille avec des enfants. Il est également un animal de compagnie idéal pour les personnes âgées. En revanche, le Cymric n’aime pas être seul. Son maître doit donc être présent et disponible pour lui.

Pour ce qui est de son pelage, le Cymric arbore une très belle robe à la fois soyeuse et mi-longue. Pour conserver sa beauté, il est d’ailleurs essentiel de la brosser tous les jours pour éviter l’apparition de noeuds.

Scottish Fold

Le Scottish Fold est reconnaissable grâce à ses petites oreilles orientées vers l’avant. De caractère affectueux, discret et tranquille, le Scottish Fold est un compagnon agréable, qui peut très bien vivre avec une famille avec enfants. Pour ce qui est de son allure, le Scottish Fold a une ossature bien développée, son poil est court et son pelage est la plupart du temps uni.

British Shorthair

Le British Shorthair est une race de chat célèbre appréciée pour son côté attachant. Son poil est court et redressé. Le British Shorthair est apprécié pour son allure d’ours en peluche.

En plus d’être agréable à vivre, le British Shorthair est très attaché à ses maîtres, mais il sait garder un côté indépendant. Assez joueur, cette race de chat est un compagnon idéal pour les enfants qui aiment jouer avec lui.

Toyger

Musclé et robuste, le Toyger fait penser à un tigre lorsqu’il se déplace. Son poil est court et brillant.

Affectueux et intelligent, le Toyger est également sociable et tendre. Il aime les câlins et il n’hésite pas à en demander.

Pour qu’il s’épanouisse correctement, le Toyger a besoin d’un espace assez vaste. Il doit pouvoir bouger tous les jours. A l’intérieur de votre maison ou appartement, il est essentiel de lui installer des accessoires comme un arbre à chat pour qu’il s’amuse, se dépense et puisse grimper à sa guise.

Le Toyger est agréable à vivre. Il est gentil avec sa famille adoptive et même avec les étrangers.

Nebelung

Le Nebelung est une race de chat facilement identifiable : son physique est musclé, ses yeux sont vert scintillant et sa robe est bleu-argenté.

Le Nebelung est un chat qui aime qu’on joue avec lui. Il apprécie également les caresses et aime être au calme. Se reposer dans un lieu douillet est d’ailleurs l’une de ses activités quotidiennes favorites. Il n’est pas le compagnon idéal pour les enfants agités l’empêchant de vivre dans un espace tranquille. Il est affectueux avec son propriétaire, mais plutôt distant avec les personnes qui lui sont étrangères.

Pascale

Née en 1960 à Dakar au Sénégal, Pascale est toujours un peu cet enfant qui a grandi au bord de la mer, même si elle vit aujourd’hui à Paris. Les obligations professionnelles de ses parents l’ont amené à voyager à travers le monde et à rejeter le matérialisme pour se concentrer sur l’humain. Quand elle arrive en France pour faire Sciences Po Paris, c’est un grand décalage qui l’attend. Elle conforte alors sa vision de la vie aux autres jeunes gens de son âge. Elle s’habitue à ce nouveau rythme, mais c’est la perpétuelle recherche du « reste du monde » qui la guide et la mène au journalisme. Elle découvre la radio, elle collabore d’ailleurs toujours à Radio Ethic, puis le média web. Ses domaines de prédilection : le sport, pour sa dimension d’échanges et partages, et l’écologie bien sûr. Elle la vit au quotidien en se déplaçant à bicyclette et trouvant toujours une astuce récup’ pour ne pas acheter neuf inutilement. Elle rejoint l’équipe de Toutvert.fr en 2016, dont elle devient rapidement un pilier central !

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