Brachoua, la fin de la misère par la permaculture

Situé dans les terres à seulement 50 kilomètres de Rabat, le village de Brachoua est sorti de l’indigence en deux ans. La clef : la permaculture, à l’initiative des soixante familles du village.

Il y a trois ans encore, Brachoua ne disposait ni de l’eau courante, ni de l’électricité. Aujourd’hui, le village dispose de deux fontaines et a inscrit son nom comme destination des randonneurs et trekkeurs, curieux de la beauté du site et désireux de venir se rendre compte sur place, du rôle de la permaculture.


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Une initiative commune

Au total, les 60 familles de Brachoua auront investi 250 euros pour sortir de la misère : en outils de jardinage et en plants. Mais leur véritable investissement est ailleurs : dans l’implication de tous les membres des familles, et dans la conscience que la préservation de l’environnement est leur source de revenu. Les habitants de Brachoua se sont d’abord rassemblés en une association, « Agriculteur moderne », avant de se faire conseiller par l’association Ibn Albaytar « pour la sauvegarde de l’arganier et la promotion d’un développement durable local », créée en 1999.

Brachoua, la fin de la misère par la permaculture
Brachoua, la fin de la misère par la permaculture

Le pari de la permaculture et de l’agriculture biologique

C’est ainsi qu’ils se sont appropriés les bases de la permaculture, auprès d’une ferme biologique également située dans la région de Rabat. Résultats : l’auto-suffisance alimentaire avec la création d’une quarantaine de jardins potagers, puis l’opportunité de dégager un surcroît de production et d’élevage vendus sans plus l’intermédiaire des marchands du souk, mais directement en ville, à un prix bien plus intéressant. Pour subvenir à ses besoins alimentaires, non seulement le village de Brachoua n’a plus à dépenser ce qu’il ne gagnait pas, mais il a créé une double économie, la vente de produits alimentaires bios et le tourisme.




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Les femmes, quant à elles, se sont constituées en une coopérative, réputée à Rabat pour la qualité de sa gastronomie locale, pain et couscous en particulier.  Une expérience qui ne tient pas du miracle, mais bien de la permaculture, autrement-dit du respect de l’environnement.

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