Des bactéries dévoreuses de polystyrène !

Une étude menée conjointement par des scientifiques chinois et américains a permis de découvrir que l’estomac des larves de vers de farine (ténébrion), contiennent des bactéries dévoreuses de polystyrène. Une découverte prometteuse !

Le polystyrène expansé aussi communément appelé frigolite, sagex, styromousse ou styrofoam selon les pays, est extrêmement répandu. Il est utilisé par de nombreuses industries pour ses différentes propriétés. Il est utilisé dans le bâtiment comme isolant thermique, dans le transport comme emballage pour sa résistance aux chocs, dans l’agroalimentaire pour son imperméabilité et sa nettoyabilité, entre autre.


Des bactéries dévoreuses de polystyrène !
Des bactéries dévoreuses de polystyrène !

CECI POURRAIT VOUS INTÉRESSER : Des bactéries qui dégradent le plastique polyéthylène

Même si ses propriétés en font un matériau aux nombreux atouts, il n’en reste pas moins difficile à recycler. Certains pays ne le collectent même pas dans le circuit de recyclage (il est alors enfoui ou incinéré), c’est le cas de la France. D’autres l’intègrent au recyclage, comme la Belgique, mais ce recyclage reste minoritaire avec seulement 10% du polystyrène expansé produit qui est recyclé ou valorisé.

bactéries dévoreuses de polystyrène
Des bactéries dévoreuses de polystyrène




Face à cette situation, la découverte des équipes de chercheurs de Stanford et Beihang constitue un espoir intéressant. En effet, le ténébrion qui est un petit insecte, à son stade larvaire contient des bactéries dans son estomac qui sont capables de « manger » du polystyrène expansé, c’est-à-dire l’ingérer et le faire disparaitre à part égale en excréments et dioxyde de carbone, sans être nuisible pour cet organisme.

A LIRE : Le « shrilk », un plastique biodégradable

Ces vers de farine (leur nom commun) sont capables de consommer environ 35 grammes de polystyrène expansé par jour. On imagine mal les quantités de colonies de larves de ténébrion nécessaires pour absorber la production mondiale de ce plastique. L’enjeu des scientifiques résident certainement maintenant dans la possibilité d’isoler ces bactéries et de trouver un moyen plus efficace pour qu’elles éliminent le polystyrène expansé à grande échelle.




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre *