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Que connaissez-vous de l’Amazonie ?

Un patrimoine naturel exceptionnel en grand danger

L’Amazonie… sa forêt luxuriante, sa faune abondante, sa population indigène… le tableau fait sans aucun doute rêver plus d’un aventurier. Mais ce beau cadre est terni par bien des maux : la déforestation, la pollution, les incendies…

Géographie

L’Amazonie est une région naturelle qui est traversée par le fleuve Amazone.

Selon une étude de l’Institut National de Recherche Spatiale du Brésil (INPE), ce dernier mesurerait 6992,06 km. Il serait donc le plus long cours d’eau sur terre, devançant de 140 km le Nil. Il y a toujours eu une controverse quant à la longueur relative de ces deux fleuves.

En revanche, c’est bien l’Amazone qui a le débit moyen le plus élevé au monde. Il prend sa source dans la cordillère des Andes (Pérou) et se jette dans l’océan Atlantique (nord du Brésil). Il représente 1/5ème de l’eau douce sur terre.

La forêt amazonienne, qui est une forêt tropicale humide, recouvre 5,5 millions de km² (soit 10 fois la taille de la France !).

Le saviez-vous ? La taïga russe est la plus grande forêt du monde.

Pourquoi la forêt amazonienne est surnommée le poumon de la Terre ?

Contrairement à l’idée reçue qui veut que la forêt amazonienne soit le poumon de la planète, elle consomme en réalité environ autant d’oxygène qu’elle n’en produit.

En effet, une forêt d’un certain âge est moins efficace de ce point de vue là qu’une forêt en pleine croissance récemment plantée.

En revanche la forêt amazonienne a un rôle prépondérant en ce qui concerne la stabilisation mondiale du climat. Si vous cherchez qui produit la majeure partie de notre oxygène, penchez-vous vers les océans et plus précisément vers le plancton !

Où se trouve l’Amazonie ?

L’Amazonie se situe en Amérique du Sud. Elle s’étend sur environ 6,5 millions de km² et représente 5% de la surface terrestre.



Quels pays représentent l’Amazonie ?

L’Amazone traverse réellement trois pays : Pérou, Colombie, Brésil.

Mais si l’on compte l’entièreté de son bassin hydrographique, c’est-à-dire l’ensemble des cours d’eau issus du fleuve, il traverse en réalité neuf États : Pérou, Colombie, Brésil, Bolivie, Équateur, Venezuela, Guyane, Guyane Française, Surinam.

Les populations en d’Amazonie

25 millions, 34 millions d’habitants… les données divergent ! Ce qui est certain c’est qu’une majorité d’Amazoniens se trouvent au Brésil, et que plus de 70% vivent dans des villes.

En Amazonie, il existe également des peuples indigènes. On peut citer par exemple : les Piripkura au Brésil, les Nahua au Pérou ou encore les Nukak en Colombie… Ces peuples ont leur culture et leurs traditions propres. Certains ont une population qui se réduit d’année en année.

Faune et flore

L’Amazonie regroupe à elle-seule 10% de la biodiversité de la planète !

On peut dénombrer environ : 40 000 espèces de plantes, 3 000 espèces de poissons d’eau douce, 1 294 espèces d’oiseaux, 427 espèces de mammifères, 426 espèces d’amphibiens, et 378 espèces de reptiles.

Quels animaux vivent en Amazonie ?

On y trouve des animaux de toutes sortes : capucin, singe-araignée (ou attelle), paresseux, tatou, tapir, puma, ocelot (félin), pacarana (rongeur), fourmilier géant, ara, toucan, coq-de-roche (oiseau), anaconda, iguane, caïman, dendrobatidé (greonouille nénimeuse), lamentin (ou poisson-vache) …

Zoom sur deux locataires de l’Amazonie :

  1. Le dauphin rose de l’Amazone est un grand dauphin dont la couleur, vous l’aurez deviné, est rose. Ce cétacé, gris à la naissance, acquiert sa couleur si particulière au fil des années. Deux autres de ses particularités sont qu’il a une nageoire dorsale peu développée et qu’il a un museau en forme de bec. Selon une légende locale, le dauphin rose, également appelé boto, se transformerait en homme lors des nuits de pleine lune dans le but de séduire des jeunes femmes pour se reproduire. Il n’existe pas beaucoup de données sur la population de dauphin rose. Il a cependant été constaté une chute importante du nombre d’individus dans les zones étudiées. Cette diminution de la population est en partie due au fait que des pêcheurs les capturent et les utilisent en tant qu’appât pour attraper le piracatinga (poisson-chat nécrophage surnommé « vautour noir des eaux »).
  2. Protagoniste de film d’horreur ou encore proie de choix du Marsupilami, le piranha trouve assez facilement écho dans notre imaginaire collectif. Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, une grande partie des ces espèces de poissons sont végétariens. De plus, ils ont davantage tendance à la solitude qu’à vivre en banc. D’où leur vient donc cette réputation de gangs de sanguinaires ? Cela vient notamment du piranha à ventre rouge qui a une dentition acérée et une puissante mâchoire. Il se déplace en banc afin de repérer plus facilement le sang. Mais même ce dernier n’est en réalité pas un grand prédateur. Il serait plutôt désigné comme un opportuniste car il s’en prend de préférence à des animaux affaiblis.
Perroquet rouge en vol
Perroquet rouge en vol

Amazonie : des animaux en voie de disparition

En 2008, le Livre rouge de la faune brésilienne menacée de disparition faisait état de 57 animaux en voie de disparition en Amazonie. D’autres rapports sont depuis sortis mais il est difficile de se procurer les chiffres sur le territoire concerné.

L'Amazonie racontée aux enfants
Prix mis à jour le 31-10-2020 à 7:53 AM.

Zoom sur deux espèces en voie de disparition en Amazonie :

  1. Le jaguar, ou « celui qui tue en un bond », est le troisième plus grand félin sur terre. Son surnom n’est pas volé puisque sa puissance et son agilité lui permettent de s’attaquer à des proies plus grandes que lui. Ses capacités pour nager et pour grimper sont également reconnues. Cet animal est considéré comme une espèce « parapluie ». Cela signifie que sa sauvegarde permet de protéger son écosystème. En effet, en tant que prédateur il permet par exemple de réguler les populations de mammifères herbivores. Le jaguar est cependant une espèce menacée, notamment en raison de la destruction et de la fragmentation de son habitat naturel.
  2. La loutre géante, formidable chasseuse aquatique grâce à sa morphologie (pattes palmées, long corps ondulé, vibrisses très développées), est connue sous différents noms : tigre de l’eau, loup des fleuves, jaguar des eaux, awawa… Cet animal social aime vivre en groupe (jusqu’à 8 individus regroupés au sein d’un même clan) et peut occuper un territoire allant jusqu’à 15 km de rivière. En raison de l’activité humaine (pollution, destruction des habitats, chasse…), la loutre est une espèce en danger.

La végétation

Il existe une très grande diversité végétale en Amazonie. Parmi les points remarquables citons : des arbres de l’espèce Dinizia excelsa mesurant de 60m à 88m de haut, de nombreuses plantes pharmaceutiques (catuaba, urucu, suma…), de somptueuses fleurs (orchidées, lys, jacinthes, nénuphars…), etc.

Pourquoi la forêt amazonienne est en danger ?

L’Amazonie est un écosystème qui subit d’une part le changement climatique (sécheresses…) et d’autre part les activités humaines (agriculture, barrages, exploitations minières, infrastructures de transport…).

Amazonie : un point sur la déforestation

La première cause de la déforestation est l’élevage (notamment bovin).

L’agriculture (notamment la culture du soja) représente elle aussi un facteur aggravant de la déforestation. Comme autres facteurs citons la construction de routes, extraction minière (qui génère également de la pollution du milieu forestier et aquatique), infrastructures énergétiques

Déforestation : futures plantations de palmiers à huile
Déforestation : futures plantations de palmiers à huile

Amazonie : un point sur les incendies et feux de forêt

Les feux en Amazonie sont souvent provoqués intentionnellement pour défricher et fertiliser les terrains.

C’est ce qu’on appelle la méthode du brûlis (ou queimadas). Quand les feux échappent à leurs instigateurs, ils peuvent s’abattre sur la forêt. Ils deviennent alors très difficiles à endiguer. Entre janvier et août 2019, 73 000 incendies ont été recensés au Brésil.

La moitié de ces feux se sont déclarés dans la forêt amazonienne.

En savoir plus

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Marjorie Tourette

Née en novembre 1990 dans les Vosges, Marjorie est partie vivre à Nancy puis à Grenoble pour faire ses études. Elle a obtenu un Master en coopération internationale afin de pouvoir travailler dans le secteur associatif. A l’issu de ses études, elle a travaillé dans diverses organisations, notamment en lien avec le commerce équitable, le développement rural et la protection de l’environnement. Elle aime à croire que chacun à son échelle peut agir pour transformer nos modes de vie consuméristes en modes de vie plus durables.

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