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3 alternatives surprenantes pour lutter contre les émissions de CO2

Depuis dix ans, les techniques de géo-ingénierie, qui visent à modifier le climat à grande échelle, enflamment les esprits. Certains y voient l’expression de l’arrogance technologique de l’homme. D’autres les considèrent comme un plan B indispensable si on ne parvient pas à réduire les émissions de CO2. Voici 3 alternatives surprenantes pour lutter contre les émissions de CO2.

C’est avec extrême prudence que les scientifiques proposent ces solutions alternatives. Impossible en effet de prévoir leur impact à long terme. Par exemple : créer des nuages dans le Pacifique Nord ne risque-t-il pas d’affecter les moussons asiatiques ? Autre inquiétude : quels pays décideront des actions à mener ? Malgré tout, certains scientifiques continuent à y croire, soutenus par des hommes d’affaires comme Bill Gates.

Éclaircir les nuages

Plus un nuage est blanc, plus il renvoie la lumière du soleil. Des experts préconisent donc de stimuler la condensation des nuages bas (stratocumulus), qui couvrent un quart à un tiers des océans, en envoyant du sel marin dans l’atmosphère. D’après leurs calculs, il faudrait que 1 500 bateaux équipés de 28 milliards de microjets projettent en continu des gouttelettes d’eau de mer à 30 m d’altitude. Puis, les turbulences les entraîneraient plus haut. Hélas, l’éclaircissement des nuages dans le Pacifique Nord risque d’accentuer les pluies dans le sud de l’Australie. Dans l’Atlantique Sud, il engendrerait une baisse des précipitations en Amazonie.

Fertiliser l’océan avec du fer

Depuis dix ans, les scientifiques ont plusieurs fois tenté de déverser du fer dans l’océan. Ce métal stimule en effet la croissance du phytoplancton, qui absorbe le C02 dissous dans les eaux de surface. Quand il meurt, il tombe au fond, ce qui permet de stocker une partie du carbone dans les couches profondes. A grande échelle, cet ensemencement risque de perturber la chaîne alimentaire ou de créer des zones sans oxygène (car le plancton respire). De plus, le fer permet de séquestrer moins de carbone que prévu : la fertilisation d’un tiers de l’océan austral permettrait d’absorber 1 milliard de tonnes de CO2 par an soit un quart des émissions actuelles.

Planter des arbres dans le désert

Sur le papier, l’idée est limpide : apporter de l’eau de mer désalinisée au cœur du Sahara et du désert australien pour faire pousser des arbres. Cela permettrait de faire localement baisser la température de 4 à 8 °, et d’absorber 6 milliards de tonnes de carbone par an. Coût : 2000 milliards de dollars par an. De plus, l’humidité attirerait les criquets, dévastateurs pour les récoltes.

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