Albi, en route vers l’autosuffisance alimentaire

Au fil de l’Histoire, Albi a su se tailler une réputation rebelle, avec un certain esprit cathare avant de s’enorgueillir d’un professeur de philosophie du nom de Jean Jaurès. Aujourd’hui, la préfecture du Tarn se fait pionnière : sous l’étiquette « Ensemble cultivons notre ville », Albi inaugure tout simplement l’autosuffisance alimentaire.

En un mot, Albi met sur pied un modèle de société inédit, où l‘agriculture bio et locale (cultivée dans un rayon de moins de 60 kilomètres), pourvoira entièrement aux besoins alimentaires de ses quelques 50 000 habitants d’ici à 2020. D’ici 4 ans, la ville ambitionne l’autosuffisance alimentaire et est en passe d’y arriver!


autosuffisance alimentaire
Prix :EUR 14,95

Tout commence en 2014 avec une nouvelle municipalité acquise au bio et aux circuits courts, qui embraye sur les Incroyables comestibles, ce mouvement citoyen qui a germé dans le nord de l’Angleterre et a déjà essaimé dans près de 400 villes en France. Sauf qu’à Albi, les Incroyables comestibles n’ont pas besoin de s’emparer « à la sauvage » des espaces verts municipaux pour planter carottes et poireaux, la municipalité les met à leur disposition ! Il n’y a plus qu’à oser se servir gratuitement.

Albi, en route vers l'autosuffisance alimentaire
Albi, en route vers l’autosuffisance alimentaire

Autre initiative de la mairie, la création d’une « ZAD », une « zone d’action différée » : 73 hectares de friches inconstructibles en bordure du Tarn, que la ville préempte et loue au tarif de 70 euros l’hectare à l’année aux agriculteurs urbains, pourvu qu’ils respectent à la lettre la convention bio-local-circuits courts. La population albigeoise quelque peu étonnée au début par cette initiative, tend à adhérer dans son ensemble à l’impulsion donnée par la ville. C’est un modèle nouveau qui prend racine !

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D’ici quatre ans, Albi connaîtra l’autosuffisance alimentaire en produits bio exclusivement et en circuits courts. Objectifs de cette démarche : des produits sains, avec un impact carbone réduit. Ceci sans compter un élément à mettre en balance, la ville d’Albi ne dispose d’un stock alimentaire qu’à échéance de cinq jours. De quoi faire réfléchir…




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