L’acore, le rhizome roi des voies digestives

By Pascale

acore

On l’appelle la plante des « états stagnants » : brûlures d’estomac, paresse digestive, ballonnements, spasmes intestinaux. L’acore est le rhizome de la dyspepsie, la panoplie des troubles digestifs. Stimulant et relaxant !

La plante de l’acore

L’acore odorant (acorus calamus) ou belle-angélique ou encore acore vrai est cette plante semi-aquatique qui se plaît au soleil, les pieds dans l’eau.

Introduite en Europe au XIIIeme siècle par les Tartares, elle pousse au bord des étangs et  rivières.

Les bienfaits de l’acore sur le santé

Connue des médecines chinoise et indienne ayurvédique pour soigner à la fois le corps et l’esprit, elle était utilisée principalement pour ses vertus antimicrobiennes, sédatives en diminuant la sensibilité du système nerveux et, déjà, pour apaiser les troubles gastriques.

acore

Ce sont ces dernières propriétés, qui intéressent aujourd’hui la phytothérapie :

  • apéritive (elle ouvre l’appétit),
  • stomachique (elle équilibre la sécrétion gastrique)
  • carminative (elle favorise l’expulsion des gaz intestinaux et réduit leur production)
  • diurétique

En un mot, c’est la plante des « états de stagnation ». Lorsque l’estomac est paresseux (il est plus souvent en hypogastrie qu’en hypergastrie), il devient un centre de fermentation, qui occasionne brûlures d’estomac, ballonnements et spasmes intestinaux.

Le principe actif de l’acore est le bêta-asarone, présent de façon plus ou moins concentrée selon les sols où il pousse. Cette plante est plus riche en asarone en Asie qu’en Europe.

Un principe actif dû à son amertume : c’est elle qui revitalise et nettoie le système digestif.

Il soulage aussi bien

  • gastrites, inflammation de la muqueuse de l’estomac
  • entérites, inflammation de l’intestin grêle
  • atonie digestive
  • douleurs utérines, lors du cycle menstruel.

Comment utiliser l’acore : en tisane ou en application locale

Selon vos papilles, vous pouvez sucer un morceau de rhizome d’acore tel un bonbon. Certains le font, d’autres ont du mal avec le goût piquant et amer de la plante.

A petite dose néanmoins, pour ne pas aboutir au résultat inverse !

acore

La méthode la plus courante est l’infusion : une seule cuillère à café de racines pour une tasse suffit, à faire bouillir cinq minutes, puis à laisser infuser dix minutes en décoction.

En général, 100 gr de rhizome séché (en herboristerie ou en magasin bio) permettent de préparer 25 tasses de tisane d’acore.

Pratique, que l’huile essentielle, surtout si l’on recherche son effet anti-spasmodique : massez-vous l’estomac, les reins et le plexus solaire avec quelques gouttes d’huile essentielle d’acore mélangées à une huile végétale, votre digestion en sera stimulée et les inconforts s’estomperont : voici qui est bienvenu en cas de coliques néphrétiques ! De même en cas de douleurs utérines.

Une huile essentielle dont quelques gouttes dans votre bain vous soulageront de douleurs musculaires ou articulaires. Attention, les adultes uniquement. Et pas d’utilisation prolongée

Par ailleurs, l’acore existe en homéopathie.

acore

Les contre-indications à l’utilisation de l’acore

Si vous êtes enceinte ou allaitez, l’acore n’est pas pour vous. Pas d’acore non plus pour un enfant.

L’acore contient de la cisisoasarone, substance qui a des effets cancérigènes : ses racines en contiennent en quantité infinitésimale. Néanmoins, pas d’utilisation prolongée au-delà d’une semaine. En-deçà, vous ne prenez aucun risque.

Toujours demander conseil à son médecin ou herboriste !

L’acore et l’elixir suédois

Rendue célèbre par lélixir suédois qu’elle popularisa, l’herboriste autrichienne Maria Treben (1907-1991) s’intéressa aux simples, ces plantes ordinaires qui soignent.

Elle tint nombre de conférences et consigna des guérisons parfois stupéfiantes, y compris le cancer de l’estomac de sa mère, grâce à de l’acore : « Cela tient du miracle, mais je peux vous dire que 14 jours après, tous les maux de ma mère avaient disparu ».

Pour en savoir plus, la rédaction de Toutvert.fr vous recommande d’autres articles sur les plantes médicinales :

Laisser un commentaire