Cancer : 10 idées reçues communément admises

Avec l’accroissement et le vieillissement de la population et des modes de vie à risque, le nombre de personnes touchés par le cancer ne devrait pas s’arranger dans les prochaines années. La France n’est pas le seul pays concerné.


Selon les dernières statistiques établies par l’OMS, de 14 millions de nouveaux cas par an en 2012, on passerait à 22 millions par an au cours des vingt prochaines années. Sur la même période, les décès par cancer devraient aussi augmenter, passant d’environ 8,2 millions par an à 13 millions par an.

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Il est pourtant possible d’anticiper le cancer par un dépistage et une détection précoce lorsque la maladie est liée à des facteurs internes (prédisposition génétique, hormones, dérèglement du système immunitaire, etc.). Mais les idées reçues qui circulent autour de cette maladie sont nombreuses. En voici quelques-unes :



  • Le cancer peut toucher n’importe qui : OUI. Un risque de cancer existe chez chacun d’entre nous et il augmente avec l’âge. Dans les pays industrialisés, une personne sur trois en sera victime. On peut toutefois partiellement prévenir la maladie. Adopter un mode de vie sain et écarter les facteurs de risque permet déjà d’éviter l’apparition de nombreuses tumeurs.
  • N’importe quelle région du corps peut être touchée : OUI. Si, en théorie, un cancer peut se développer dans n’importe quelle région du corps humain, les cancers les plus fréquemment diagnostiqués sont celui du sein, du poumon, du rectum ou de l’utérus pour la femme ; celui de la prostate, du poumon et du côlon pour l’homme.

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  • Le risque de cancer est identique chez les deux sexes : NON. Certaines tumeurs touchent préférentiellement l’un ou l’autre sexe. Si l’écart tend à se réduire, les hommes restent les plus touchés (30 à 35 %, contre 25 % chez les femmes).
  • Le cancer touche principalement les populations des pays développés : NON. Aujourd’hui, le cancer est à l’origine de plus de décès dans le monde que le VIH, la tuberculose et le paludisme réunis. Sur les 7,6 millions de décès liés au cancer dans le monde (2008), plus de 55% surviennent dans les régions les moins développées.
  • Les prédispositions génétiques sont à l’origine de la majorité des cancers : NON. Le cancer est bien une maladie qui modifie les gènes mais elle n’est pas héréditaire. Seuls 5 à 10% des cancers s’expliquent par des prédispositions génétiques : les principaux facteurs sont à aller chercher du côté des modes de vie et de l’alimentation.

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  • Le cancer est inévitable : NON. Le cancer n’est pas une fatalité. Contrairement aux idées reçues, la plupart des cancers sont provoqués par des facteurs externes qu’il est possible de prévenir. Par exemple en adoptant une hygiène de vie plus seine lorsqu’elle est liée à des facteurs externes (tabac, sédentarité, alimentation, obésité, pollution environnementale, exposition aux UV, infection). En modifiant nos mauvaises habitudes et donc en limitant nos comportements à risque, beaucoup de cancers pourraient être évités.
  • On ne peut jamais savoir si l’on souffre d’un cancer : FAUX. Certains signes peuvent constituer des signaux d’alerte qui doivent pousser à consulter un médecin pour éviter non seulement des auto-diagnostiques mais aussi pour en déterminer la cause exacte : telle qu’une toux persistante pour un fumeur/ex-fumeur ; des modifications de la fréquence des selles ; une perte de poids anormale ; la présence d’une « boule » à un endroit du corps ; l’apparition d’un nouveau grain de beauté ou la transformation d’un grain de beauté existant ; etc.

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  • On ne guérit jamais définitivement d’un cancer : FAUX. Si le cancer continue de tuer, la médecine progresse et réduit considérablement la mortalité. Aujourd’hui, on peut guérir complètement de certains cancers même si le risque de récidive existe plusieurs années après la fin du traitement. De fait, même après la guérison, le patient devra continuer à réaliser des contrôles pour s’assurer qu’il n’y a pas de rechute. Toutefois, si rien ne survient dans les cinq ans, la probabilité est forte pour qu’il soit définitivement tiré d’affaire.
  •  Il existerait des régimes anti-cancers : NON. Certains prétendent que consommer seulement de l’ail, des grenades ou du maquereau permettrait de réduire le risque de tumeur. Si certains aliments contiennent bien des antioxydants, ils n’empêchent pas pour autant l’apparition du cancer : l’alimentation n’est qu’un facteur parmi d’autres et elle doit surtout être le plus variée possible. Se limiter à certains aliments est donc inutile et triste pour vos papilles.
  • Le cancer est une maladie de notre époque : FAUX. Le cancer existe depuis des siècles et probablement même depuis l’aube de l’humanité. Le cancer n’est donc pas une maladie propre à notre époque. Si le nombre de cas n’a cessé d’augmenter au cours du 20ème siècle, cela s’explique par le vieillissement croissant de la population et la transformation de nos conditions de vie (tabac, sédentarité, obésité, pollution environnementale).

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