SeaOrbiter, le projet fou d’un architecte français

« C’est de l’océan que naîtra le destin des civilisations à venir ». Voici le Leitmotiv de Jacques Rougerie, Capitaine Nemo des temps modernes. Son projet ? Le SeaOrbiter, vaisseau océanographique démesuré, sorte de Nautilus contemporain. Imaginez plutôt : 58 mètres de hauteur – dont 27 au-dessus de la mer et 31 en-dessous – , 550 tonnes à la pesée, permettant de transporter les 22 membres d’équipage au gré des courants marins.


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« SeaOrbiter sera le vaisseau symbole de cette nouvelle génération d’hommes qui ne sont ni terriens, ni marins. Je les appelle les ‘merriens’ », expliquait à l’AFP Jacques Rougerie, faisant une nouvelle fois référence à Nemo, le premier d’entre eux. La « maison sous-marine mobile », comme elle est décrite sur le site officiel du projet, est en passe de devenir réalité.

Elle permettra « l’exploration du grand large et des abysses ». « Observer, écouter et étudier la vie marine » sera le quotidien du vaisseau lors de missions de longue durée. De quoi pouvoir étudier minutieusement les « 85% de la biodiversité marine » qui restent à découvrir dans l’immensité des abysses, selon l’architecte.

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La construction de ce géant des mers, qui n’existe pour l’instant qu’en maquette et sous format numérique, débutera en janvier 2014, dans les chantiers navals de Cherbourg et Saint-Nazaire. 18 mois de travaux seront nécessaires pour donner vie à l’incroyable bâtiment né de l’imagination de l’Académicien.

Pour financer le gigantesque engin océanographique, objet de 30 années de recherches, Jacques Rougerie a lancé en novembre 2013 une opération de crowdfunding via le site KissKissBankBank.

L’objectif est de réunir 325 000 euros. Soit une maigre part du coût total, estimé à 35 millions d’euros, le prix abyssal permettant de transformer ce rêve de grandeur en réalité.

POUR EN SAVOIR PLUS : site officiel du SeaOrbiter




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