L’otium, quand ne rien faire était obligatoire…

Dans l’Occident médiéval, entre les dimanches, les fêtes de saints, les célébrations religieuses, les fêtes royales, près d’une journée sur trois est chômée, soit 100 jours par an ! Le labeur n’est pas entré dans les mœurs : à l’époque, la norme sociale, c’est l’otium, le mot latin désignant le temps libéré de toute affaire.

Rien à voir avec l’oisiveté. C’est un temps non utilitaire, pour soi, réservé à la réflexion, la prière et la spiritualité. L’homme de l’an mille distingue ainsi le temps de l’existence du temps de subsistance, et le temps intérieur du temps social. Et celui qui ne respecte pas cette règle s’expose à de sévères pénalités.


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Ainsi, dans les registres du Châtelet, à la date du 17 mars 1401, on lit : « Jehan le Mareschal, esguilletier, condamné à 10 sols tournois d’amende pour ce que dimanche passé il exposait esguillettes en vente. » Un rapport au temps qui a volé en éclats au XIXe siècle avec l’avènement de la société industrielle.

Otium : quand ne rien faire était obligatoire...
Otium : quand ne rien faire était obligatoire…

Aujourd’hui, les psychologues s’accordent à dire qu’il faut réintroduire du temps pour soi dans nos vies. Ainsi, selon le psychiatre Christophe André, adepte de la psychologie positive, dans nos sociétés du trop-plein, il n’y a plus un instant dans la journée où nous nous contentons de ne rien faire, de contempler.




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Nous sommes contaminés par des stimulations extérieures incessantes. Ce n’est pas bon pour notre santé, notre créativité et notre humanité. Évitez donc de rapporter du travail à la maison !

Et pour nourrir votre temps intérieur, quelques solutions : yoga, méditation, poésie ou encore un pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, redevenu très tendance.




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