Le lombric ou ver de terre commun au secours de l’agriculture

La partie supérieure de la croûte terrestre constitue notre sol. Cette couche superficielle et nourricière n’a cependant de cesse de se dégrader. D’ici 2020, il se pourrait que 47 millions d’hectares deviennent impropres à toute culture… Pourtant les remèdes écologiques existent. Un exemple parmi d’autres : le lombric ou ver de terre

Avec d’autres organismes et bactéries, il est essentiel pour faire du sol une couche vivante. Le lombric digère des matières organiques (déchets végétaux et animaux) en minéraux, et crée des galeries en avalant la terre. Ces galeries favorisent l’ancrage des plantes dans le sol, leur permettant de faire plonger leurs racines plus profondément.


Le lombric ou ver de terre commun au secours de l'agriculture
Le lombric ou ver de terre commun au secours de l’agriculture

De plus, les vers jouent le rôle de fertilisant : ils produisent des nutriments pour les plantes, forment de l’humus et rendent le sol plus meuble, mieux aéré, ce qui facilite le filtrage de l’eau. Cela fait d’eux d’excellents agents de lutte contre l’érosion des sols.

Malheureusement les techniques agricoles modernes, en plus d’appauvrir et de polluer la terre, détruisent leur habitat : les vers de terre disparaissent des surfaces cultivables. Pire : d’une part, il arrive que sans eux les plantes disparaissent, ce qui engendre des coulées de boue, d’autre part, les sols peuvent à ce point s’assécher que la terre se transforme en immenses nuages de poussières.

Le lombric ou ver de terre commun au secours de l'agriculture
Le lombric ou ver de terre commun au secours de l’agriculture




Aujourd’hui, le ver de terre connaît une seconde jeunesse. Dans le Vercors, une expérience de taille industrielle concernant le recyclage des déchets organiques humains par le lombric est menée. À partir d’une tonne de déchets, les lombrics produisent 300 kilos d’un terreau idéal pour l’agriculture !

Mieux encore : une société galloise traite les quelques 5 000 tonnes d’ordures organiques de 30 000 foyers et compte doubler sa production en 2006 !

Par ailleurs, en Amazonie péruvienne des vers de terre ont été réintroduits pour mesurer leur impact sur l’agriculture. L’expérience a conforté la théorie : ils ralentissent l’appauvrissement des sols et entraînent un accroissement significatif du rendement des récoltes, allant jusqu’à les tripler sur plusieurs années consécutives !




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