Locavore = manger et consommer local

par Alexandre le 18 avril 2013

Acheter des produits frais et de saison, sur les marchés, aux agriculteurs (ex : dans les AMAP), choisir ses propres aliments, en faisant valoir la qualité du produit frais, des produits locaux, dont le goût serait meilleur que les produits industriels. Bienvenue dans le monde du locavore.

Le locavore est avant tout une personne qui recherche des produits alimentaires locaux, c’est à dire de la nourriture produite dans un rayon allant de 100 à 250 kilomètres maximum autour de son domicile.

Le terme « locavore » a été inventé par Jessica Prentice de San Francisco en 2005 à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement, proposant aux résidents locaux d’essayer de manger seulement les aliments cultivés ou produits à l’intérieur d’un rayon de 160 kilomètres.

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Depuis, ce « mouvement » s’est rapidement popularisé notamment en France. Il se veut à la fois respectueux de l’environnement, cherche à préserver la diversité des paysages, des écosystèmes, en évitant les monocultures par exemple. En effet, il est difficile actuellement de se fournir localement en viande, légumes et fruits au milieu de régions à monocultures céréalières.

De plus, l’expédition alimentaire sur de longues distances exige souvent plus d’énergie fossile sous forme de produits phytosanitaires ou pesticides accompagnant les modes de cultures conventionnelles, de carburant pour le transport, de plastiques pour le suremballage.

Mais attention, locavore ne veut pas nécessairement dire bio. On peut être locavore bio tout comme être locavore non-bio. Toutefois, la plupart du temps, lorsqu’une personne consomme local, c’est que son éthique accordée aux produits est important. La même philosophie est retrouvée chez les personnes qui consomment bio. Il est donc courant de retrouver des consommateurs de produits bio locaux.

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Si, après plusieurs année de très forte augmentation, le bio a tendance à ralentir, le locavorisme devrait, lui, connaitre une montée en puissance. En 2015, on estime que le taux de croissance du bio atteindra 5% alors qu’il a été pendant plusieurs années à deux chiffres. La notion de proximité devrait prendre le pas sur le bio sur le marché de l’alimentation.

Mais le mouvement, qui connait une forte popularité, a aussi ses détracteurs. Ces derniers affirment que dans le cadre d’une agriculture industrielle, la consommation locale paraît paradoxale dans la mesure ou la distribution alimentaire à grande échelle est moins polluante que les nombreux systèmes de distribution locaux.

Les locavore ne sont pas les seuls à prôner le consommer local. Dans le monde et sous des noms ou dénominations diverses, des centaines de mouvements convergent vers la même philosophie : slow food, local food movement, Community-supported agriculture, Farm to fork, Terra Madre, Circuitos cortos de comercialización, Agricultura sostenida, Solidarische Landwirtschaft, prodotti a km0.

Et vous, êtes-vous un locavore ?

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