Les produits allégés : pas si lights !

par Céline Mathelart le 26 février 2014

Le O% est à la mode. Les produits allégés envahissent les supermarchés. Ils séduisent de nombreux consommateurs. Pourtant, s’ils sont allégés, ces produits contiennent d’autres substances, pas nécessairement meilleures.

Le marché des produits 0% connait un véritable essor. Ce succès touche tout type de produits: les laitages, les boissons, les biscuits, les confiseries, les plats préparés, etc. Il touche également beaucoup de monde. En France, un quart des consommateurs se tourne vers ces produits allégés. Les produits laitiers sont les premiers à être arrivé dans nos rayons en 1960. Le marché s’est largement développé et constitue depuis les années 90 l’un des poids lourd de l’industrie agro-alimentaire.

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Le lait et les yaourts restent en tête des ventes. S’en suivent les boissons allégées. Selon la législation, un produit peut porter le terme “allégé” si sa teneur nutritionnelle ou sa valeur calorique est réduite d’au moins 25 %. L’allègement ne doit donc pas être total. Par conséquent, les industries peuvent choisir  en quoi elles allègent leurs produits. Le choix peut porter sur une diminution des matières grasses, des sucres, du sel, etc. Ainsi, un produit 0% de matières grasses n’est pas pour autant nullement calorique.

Cependant, cette pratique, bénéfique pour les industries, est confrontée à une difficulté majeure. Les produits allégés doivent ressembler le plus possible aux produits d’origine en terme de couleur, de goût, de consistance et de conservation.

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Pour y parvenir, des méthodes technologiques sont utilisées ainsi que l’ajout de certains produits pas toujours naturels. A titre d’exemple, afin de permettre à un produit allégé de retrouver sa texture initiale, un épaississant ou un colorant y est ajouté.

Les consommateurs de plus en plus alertés par l’ajout de ces produits chimiques réclament davantage de neutralité. Un nouvel objectif s’impose, dès lors, aux industries. Elles sont contraintes de substituer les produits chimiques en produits naturels. Ainsi un yaourt 0% retrouve sa texture naturelle grâce à l’ajout de gélatine de porc. Un produit non indiqué sur l’étiquette du yaourt, par exemple, qui peut s’avérer néfaste pour les personnes végétariennes, musulmanes, etc.

Sous ses airs allégés, le 0% n’est donc au final pas aussi light qu’il ne parait.

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