Les ingrédients de la cuisine naturelle : les blettes

Les couleurs du printemps : tiges rouges à blanches qui découpent jusqu’aux nervures le vert éclatant des feuilles. Qu’on les appelle blettes, bettes ou poirées, on les prépare de mille et une manières.


Aristote (384av.J.-C. – 382 av.J.-C.) voyait en la blette un objet artistique absolu et, à son époque, ses racines étaient utilisées en médecine. Cousine de la betterave, la blette ou bette (qui signifie «rouge» en langue celtique) ou poirée est, avec le poireau, le principal légume de la poirée, soupe populaire au Moyen Age.

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Dans le Sud, elle apparaît sur les marchés à partir de la mi-mars et c’est un des légumes incontournables de la cuisine niçoise.

Attention : les tâches noires ou brunes sur les cardes sont la marque d’une oxydation, qui indique quelles n’ont pas été cueillies récemment. On conserve les blettes crues entières, dans un torchon bien resserré, une bonne semaine dans le bac à légumes du réfrigérateur.

On peut également les blanchir dans l’eau bouillante salée (de 3 à 5 mn) et les congeler. Elles se cuisinent comme les épinards ou se dégustent crues : une feuille mixée avec du jus d’orange, une banane et du concombre, par exemple.




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