Le coût financier et environnemental des embouteillages de São Paulo

A São Paulo, la plus grande métropole du Brésil, la circulation automobile est anarchique, et oblige nombre d’habitants à passer des heures coincés dans les embouteillages. Dans certains quartiers, il faut trois heures pour parcourir une quinzaine de kilomètres.


Ça n’est pas mieux dans les transports en commun : avec 4,5 millions d’utilisateurs quotidiens, les cinq lignes de métro de la ville sont constamment encombrées. Les voyageurs sont parfois contraints de patienter hors de la station avant de pouvoir passer les tourniquets. Ceux qui les utilisent pour se rendre sur leur lieu de travail y passeraient en moyenne deux jours par mois !

Alors les économistes de la fondation Dom Cabral – une prestigieuse école de commerce brésilienne – ont fait le calcul. En temps de travail sacrifié et en carburant, les embouteillages (automobile et transports en commun) de São Paulo coûtent 7 euros par habitant et par heure.

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Au total, le manque à gagner serait d’environ 15 milliards d’euros par an, que la ville pourrait investir ailleurs. Dans la construction de nouvelles lignes de métro par exemple. D’après la fondation Dom Cabral, plus de 80 kilomètres de rails de métro pourraient être ainsi financés avec l’argent des embouteillages.




C’est du moins ce qu’a souligné la Fondation en juin 2013 à Rio de Janeiro, lors du 4e séminaire des systèmes intelligents de transports. En guise de solution, elle préconise l’utilisation tous azimuts des nouvelles technologies, qui selon elle, devrait permettre de fluidifier le trafic.

Quelques exemples : la reconnaissance automatique des plaques d’immatriculation aux péages, qui évite l’arrêt des véhicules et permet la facturation électronique, ou encore l’affichage d’itinéraires alternatifs sur les routes particulièrement saturées.

A la clé, outre le bénéfice matériel, l’amélioration de la qualité de l’air, qui ne peut plus attendre. En 2009, la fondation Dom Cabral publiait les résultats d’une autre étude, signalant que les embouteillages de São Paulo ne lui laissaient que quatre années à vivre.




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