Innovation : des batteries pour voitures électriques plus efficientes

Les 2 principaux freins à l’achat des voitures électriques sont le temps de rechargement de la batterie, couplé à la faible autonomie kilométrique. Selon les modèles, il faut compter entre 3 et 4 heures pour recharger une batterie pouvant parcourir à peine plus de 150 km. Ces contraintes demandent une certaine organisation pour les propriétaires.


Les voitures électriques se présentant comme un mode de transport alternatif d’avenir, de nombreux chercheurs planchent sur des améliorations concrètes.

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Concernant le temps de rechargement de la batterie, on peut citer les travaux de l’équipe du professeur Chen Xiaodong de l’université Nanyang de Singapour. Ils réfléchissent actuellement à remplacer le graphite de l’anode de la batterie lithium-ion par du dioxyde de titane. Ces recherches ont déjà fait l’objet de publications scientifiques.

Sans rentrer dans les détails techniques et chimiques, cette innovation permettrait de recharger une batterie en moins de 5 minutes et de supporter jusqu’à 10 000 cycles de rechargements ! L’entreprise Ryden mise elle sur le carbone pour raccourcir la durée de rechargement.




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L’autre axe d’amélioration de ces batteries est l’autonomie en termes de kilomètres parcourus. En effet, les batteries les plus performantes permettent actuellement de parcourir 160 km, guère plus. Ainsi l’équipementier LG Chems est en train de développer une batterie qui permettrait aux voitures de rouler en autonomie sur un trajet de 300 km.

De telles innovations sont très attendues par les consommateurs qui souhaitent rouler plus vert mais tout en conservant une certaine liberté !




Comments

  1. Cathare says

    Bonjour,

    Je souhaite préciser que le temps de rechargement est plus situé actuellement entre cinq heures et neuf heures.

    L’autonomie très limitée est un frein voulu par les gouvernements pour ne faire d’ombre au marché pétrolier.

    En 1996, la société SAFT qui fabrique les batteries pour 106 électriques, propose les « cadmium-nickel » permettant de parcourir environ 140 km en conduite cool (je l’ai vraiment testé à l’époque). Ces mêmes batteries ont rapidement perdu en capacité puisque aujourd’hui, à peine 100 km sont accessibles (batteries neuves toujours proposées).

    Cette même société a proposé à la même époque des « litium » qui ont permis sur un modèle de série (toujours 106 E) d’atteindre 230 km en conduite normale. Dix huit ans plus tard, aucun véhicule proposé, excepté Tesla, n’atteint ce chiffre. Cherchez l’erreur !

    Enfin, de 1996 à 1999, le constructeur américain GM proposa à la location, 800 voitures EV-1 qui donnèrent satisfaction à leurs locataires, avant de les retirer du marché pour les détruire ! Quelle tristesse !

    Si chaque maison et immeuble produisait sa propre énergie, un surplus pourrait recharger de tels véhicules et diminuer ainsi la pollution urbaine (pour ceux qui refusent de marcher ou d’utiliser une bicyclette…) et s’affranchir d’une dépendance pétrolière.

    En 1900, les voiturettes électriques étaient plus performantes que leurs homologues à vapeur et à pétrole. A cette époque, des lois ont été votées pour interdire la vente de ces autos électriques. Vous connaissez la suite…

    Cordialement

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