Gaz de schiste et fracturation hydraulique : quels risques pour l’environnement ?

Les réserves d’hydrocarbures, que ce soit le gaz naturel ou le pétrole, s’épuisent. Les scientifiques du monde entier ont donc cherché à mettre au point des méthodes permettant d’exploiter des gisements jusqu’ici inaccessibles. C’est ainsi qu’est née la fracturation hydraulique qui permet l’extraction du gaz de schiste.


Le gaz de schiste ou gaz de roche-mère, est le même gaz que celui que nous utilisons généralement pour nous chauffer. A une différence près. il se trouve emprisonné dans des roches et des schistes. Il faut donc employer d’autres méthodes pour l’extraire dont la plus connue est la fracturation hydraulique.

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Le gaz de schiste est enfermé dans la roche sous forme de microbulles, et prisonnier d’une couche d’argile. Pour fracturer la roche et les libérer, on injecte de l’eau, du sable et des détergents à très haute pression. Le gaz libéré remonte à la surface et une partie de l’eau reste dans le sous-sol.

Cette méthode d’extraction est, à ce jour, interdite dans de nombreux pays car elle présente des risques pour l’environnement. Quels sont-ils :




En premier lieu, la pollution de l’eau. Après forage, plusieurs millions de litres d’eau, mélangée au sable et aux détergents, sont injectés dans le puits. Cette eau ressort chargée en produits chimiques. Ainsi, les nappes phréatiques, ces nappes d’eau souterraines qui alimentent nos sources et nos puits, pourraient être contaminées par le gaz qui remonte à la surface. Ou, si elles sont mal isolées, par les produits utilisés.

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De plus, la fracturation hydraulique fissure la roche pour en extraire le gaz pouvant provoquer des mini-tremblements de terre.

Enfin, la fracturation hydraulique est une méthode d’exploitation extensive qui nécessite de forer un nombre élevé de puits sur des distances très rapprochées pour couvrir une large surface. Ce processus libère du gaz dans l’atmosphère et peut avoir un impact sur le terrain lui-même.




Plusieurs associations et scientifiques s’inquiètent des conséquences de ce type de forage. Certains pays comme la France ou la Belgique ont interdit la fracturation hydraulique. Mais si les nappes phréatiques sont endommagées ou si les risques sismiques augmentent, les problèmes ne s’arrêteront pas aux frontières.

Alors que le sujet fait débat en Europe, les États-Unis l’exploitent aujourd’hui de plus en plus. Le débat est ouvert et déterminera grandement l’avenir énergétique au niveau européen et mondial.




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