Filtrer l’eau du robinet : comment et pourquoi ?

En matière d’eau du robinet, ce qu’il faut le moins filtrer est l’information. Mais comment s’y retrouver ? Au quotidien, faut-il filtrer l’eau du robinet ? Si oui, pourquoi et comment s’y prendre ? Explications.

D’un côté, l’eau du robinet est incontestablement l’un des « aliments » les plus contrôlés : sa conformité bactériologique et physico-chimique fait l’objet d’un suivi permanent selon une cinquantaine de critères. Pas de quoi convaincre pourtant : seul un tiers des français boit uniquement de l’eau du robinet, privilégiant pour la grande majorité les eaux minérales. Celles-ci ne sont pourtant pas sans inconvénient : leur conditionnement en bouteille plastique, le transport…


POUR INFO: Quelle est la qualité de l’eau du robinet de votre commune ?

De l’autre côté, ONG et organismes indépendants pointent à bon escient, que les critères de potabilité de l’eau du robinet ne tiennent pas compte des polluants dits émergents : ni de la présence de pesticides – hormis le nitrate – ni des résidus médicamenteux et perturbateurs endocriniens. Or, les seuls pesticides agricoles sont la principale source de pollution des nappes phréatiques : ainsi le glyphosate, ce principe actif du round up, l’herbicide le plus répandu se retrouve dans notre eau. De ce fait, l’eau du robinet est généralement plus polluée par les pesticides dans les zones agricoles que dans les grandes villes.

Filtrer l'eau du robinet: comment et pourquoi?
Filtrer l’eau du robinet: comment et pourquoi?

Entre confiance et méfiance absolues, filtrer l’eau du robinet s’avère une précaution simple et efficace : à la condition de bien choisir sa méthode. Ainsi, la fameuse carafe à filtre est-elle synonyme de déboires : changer la cartouche avec des mains non lavées ou même simplement éternuer à cet instant, est susceptible de transformer cette eau stagnante en bouillon de cultures, alors-même que le filtre s’avère très aléatoire pour filtrer les résidus de pesticides, mais arrête le calcium, justement utile à la santé.

INTÉRESSANT: L’eau de riz: un allié santé et beauté

Petite astuce: quelle que soit la méthode, mieux vaut filtrer de l’eau courante : ainsi, le filtre à charbon – l’un des meilleurs matériaux pour filtrer – s’adapte directement sur la tête du robinet. Sa cartouche arrête les pesticides et les métaux lourds (mercure, arsenic, aluminium, chrome…). Pour un particulier, son rapport qualité/prix est sans aucun doute le meilleur équipement existant.

L’autre charbon actif nous vient du Japon : le Binchotam. Il est obtenu par la carbonisation de chêne vert. Filtre naturel, il fixe les molécules indésirables – le chlore, le mercure, le benzène – ainsi que les résidus d’insecticides et d’herbicides, mais aussi des sous-produits issus de réactions entre des éléments organiques et le chlore ajoutée à l’eau pendant son traitement. Son emploi est d’une grande simplicité : placer un morceau de Binchotam dans une bouteille d’eau en verre. Son réemploi n’est pas infini mais presque : six mois, en le faisant bouillir régulièrement.

Si le nec plus ultra est le filtre à osmose – composé de plusieurs filtres en différents matériaux – son équipement et son entretien représentent un coût nettement plus élevé.




Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *