Fibres d’eucalyptus pour vêtements écologiques

L’eucalyptus est l’arbre dont se nourrit principalement le koala ; on le plante le long des zones  marécageuses et on l’utile comme arôme lors de l’élaboration des bonbons pour la gorge. Ca, nul ne l’ignore. Mais qui sait que l’on peut également confectionner des vêtements à partir des fibres de cette plante australienne ?


Rapanui, marque de mode écolo, a ainsi réalisé des tee-shirts à partir d’une fibre dérivée justement de l’eucalyptus, du nom eucalyptus tencel ou lyocell.

Cette plante, aux pouvoirs démêlants et bactéricides déjà amplement utilisés, permet l’obtention d’une fibre végétale douce, presque soyeuse, absorbant parfaitement l’humidité et naturellement saine, puisque empêchant le développement des bactéries.

Afin d’obtenir du lyocell, le bois d’eucalyptus doit être préalablement réduit en poudre puis condensé en une substance visqueuse, d’avant d’être réduit en fibre après son passage dans des tuyères métalliques. Ce processus respecte au maximum l’environnement et s’avère bien plus inoffensif que celui permettant l’extraction des fibres du bambou.

Les arbres utilisés proviennent tous de forêts gérées dans le plus respect des strictes normes environnementales, certifiées FSC ; la fibre extraite s’est quant à elle vu accorder le label PEFC ou Programme de Reconnaissance de Certifications Forestières.




Les frères Drake-Knight, créateurs de la marque, sont extrêmement fiers de l’aspect écologique de leurs produits : ils ont ainsi mis au point une étiquette permettant de suivre le processus  d’élaboration des vêtements, depuis la graine jusqu’à la récolte, en passant par le tissage et le transport. La mode doit cesser de fuir les certificats de performance énergétique, déjà obligatoires pour de très nombreux produits utilisés quotidiennement par l’homme.

C’est pourquoi les deux frères ont proposé que les vêtements se voient eux-aussi apposer un label respectueux de l’environnement, avec une échelle simple de A à G, permettant au consommateur de savoir exactement ce qu’il achète.

Les propositions de Rapanui ont été étudiées avec le plus grand sérieux par le gouvernement britannique, qui a invité l’entreprise à présenter son projet au Parlement puis à se mettre en relation avec les autres membres britanniques du Parlement européen, afin d’inviter la Commission européenne à envisager l’idée d’une étiquette unique au sein de l’UE.

Bonne nouvelle en fin de compte pour les amateurs de shopping qui sont également attentifs au sort de la planète




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