L’exposition aux particules fines néfaste même sous la norme européenne

25 microgrammes par mètre cube d’air. Il s’agit du seuil de concentration de particules fines fixé par l’Union Européenne concernant la qualité de l’air. Une étude inquiétante, publiée le 9 décembre 2013 par la revue scientifique médicale britannique The Lancet, explique que même sous cette norme, l’exposition prolongée à ces particules fines a des « effets néfastes importants sur la santé », selon Rob Beelen, l’auteur principal de cette étude.


Les particules en suspension sont émises naturellement, mais leur nombre dans l’environnement est accru par l’homme, notamment par la combustion de carburant ou de bois. Les PM 2,5 (de l’anglais Particulate Matter), particules en suspension dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres, présentent un risque sanitaire indéniable. Leur petite taille permet en effet de pénétrer plus profondément dans le système respiratoire, notamment jusqu’aux alvéoles pulmonaires.

LE SAVIEZ VOUS : Les 10 industries les plus polluantes au monde

The Lancet avance également qu’une légère variation de la concentration de PM 2,5 peut s’avérer très dangereuse pour la santé. Ainsi, « chaque hausse de 5 microgrammes par mètre cube » annuelle accroît de 7% « le risque de mourir d’une cause naturelle ».

« L’association entre exposition prolongée aux PM 2,5 et décès prématurés demeure significative même après ajustement pour tenir compte de facteurs tels que le tabagisme, statut socio-économique, activité physique, niveau d’éducation et indice de masse corporelle », continue la revue britannique.




Dans un communiqué de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) le 17 octobre 2013, le CIRC (Centre international de Recherche sur le Cancer) a « classé la pollution de l’air extérieur comme cancérogène pour l’homme ». « La pollution atmosphérique [est] une des premières causes environnementales de décès par cancer », explique l’agence. Une exposition à ces particules peut également entraîner des troubles respiratoires, mais aussi de l’asthme et des allergies.

A LIRE ÉGALEMENT : Quelles sont les villes les plus polluées au monde ?

Lorsque la concentration de particules fines, de diamètre inférieur à 10 microns, par mètre cube d’air dépasse 80 microgrammes, un niveau d’alerte est déclenché, rappelle Le Monde. Selon l’Agence de surveillance de la qualité de l’air Airparif, ce niveau a été atteint quatre jours consécutifs, le 12 décembre dernier, continue le quotidien.




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *