Ecolo à la vie, à la mort !

Écolo un jour, écolo toujours… Continuer à agir en faveur de l’environnement après son décès est désormais réalisable grâce à de nombreuses techniques qui commencent à se développer, en France et dans le monde.


Soucieux de ne pas gâcher toute une vie de triage de déchets et de respect de Dame nature, il convient d’analyser les deux principales options qui existent après la mort dans l’Hexagone : l’inhumation et la crémation. Utilisée aujourd’hui pour un tiers des décès, la crémation nécessite 27 litres d’essence et génère jusqu’à 160 kilos d’émissions de gaz à effet de serre, contre 39 kilos pour l’inhumation, rapporte Le Monde.

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Une importante différence initiale, mais le rapport tend à s’inverser au bout d’un demi-siècle. En effet, tandis qu’une seule urne suffit après la crémation, il est nécessaire de nettoyer et d’entretenir les tombes des cimetières après l’enterrement. Au final, ce procédé génère 10% de CO² de plus que l’autre technique funéraire.

Outre les soucis d’émissions de CO², la crémation se révèle être la première pollution mercurielle en France, expliquait au Monde le président de l’Association française d’information funéraire, Michel Kawnik, qui parle même de « catastrophe écologique ».




Quelles alternatives existent aujourd’hui pour l’individu souhaitant respecter jusqu’au bout ses engagements écologiques ? Bien choisir son cercueil est un premier pas. Le bois naturel et écocertifié sans produits polluants est une solution, mais il existe également des cercueils en carton, permettant d’écourter de moitié la durée de la crémation, et de sauvegarder des milliers de km² de forêts. De plus, à environ 350 euros de moyenne, la bière en carton se révèle bien moins onéreuse que le cercueil classique.

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D’autres techniques se développent dans le monde, notamment à Sydney où a été créé un cimetière écolo, toujours selon Le Monde. Dans cet écrin vert, exit les pierres tombales et autres plaques commémoratives, les corps des défunts, dont les derniers habits sont biodégradables, reposent en paix dans des cercueils en pin et osier non traités. Pour reconnaître le lieu où sont enterrés ses proches, le cimetière australien a équipé les cercueils d’émetteurs GPS.

D’autres pays ont recours à des procédés funéraires qui n’existent pas (encore ?) dans l’Hexagone. « En Suède, on a de plus en plus recours à la ‘promession’, c’est-à-dire à la congélation du corps puis à sa réduction en poudre à des fins de compostage », explique Hélène Jovignot, qui a enquêté sur les obsèques écolo pour le magazine Les 4 saison du jardin bio. La journaliste évoque également « l’aquamation », utilisée dans les pays anglo-saxons, et qui « consiste à dissoudre le corps dans une eau alcaline bouillante ». La technique funéraire permet d’économiser « 85% d’énergie par rapport à une crémation. » Les États-Unis proposent quant à eux de transformer les cendres du défunt en récif corallien, et ainsi donner « refuge à la faune et à la flore aquatiques. »

Il ne reste qu’à patienter pour voir tous ces procédés, plus écolos et moins énergivores, arriver en France et verdir les funérailles.




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