Des couches-culottes à base de chair de méduse

Utiliser une créature hautement urticante, véritable cauchemar des touristes et des baigneurs estivaux, comme solution écologique pour épouser les fesses du nourrisson, une idée farfelue ? Il s’agit pourtant d’un projet très sérieux développé par Cine’al, start-up israélienne spécialisée dans les nanoparticules. « Il y a trop de méduses dans l’océan et trop de Pampers dans la nature. Nous avons peut-être la réponse à ces deux problèmes », expliquait son PDG Ofer Du-Nour au Point, en mai dernier.


ET AUSSI : Une douche pour se laver sans eau (ou presque) !

L’aspect de la méduse, composée à 95% d’eau et capable d’absorber de grandes quantités de liquide, a convaincu les chercheurs de l’université de Tel-Aviv à prélever la chair de l’animal, pour l’associer à des nanoparticules. De cette combinaison est née l’Hydromash, matière que la start-up souhaiterait utiliser pour la fabrication de couches-culottes ainsi que de serviettes hygiéniques et de tampons.

Cette avancée comprendrait plusieurs avantages. Contrairement à une couche basique, qui met plus d’une centaine d’années à se dégrader, l’Hydromash, outre son pouvoir absorbant bien supérieur, se désintègre totalement dans la nature en moins de 4 semaines. Une donnée non négligeable lorsque l’on sait que 3 milliards de couches sont jetées chaque année en France, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). « Un tiers des déchets jetables dans les décharges sont des couches », ajoutait Ofer Du-Nour au Times of Israel.

A LIRE : FreshPaper : un papier pour conserver ses légumes 4 fois plus longtemps !




Un concept révolutionnaire qui résoudrait également les problèmes de prolifération de l’animal dans les zones touristiques, et notamment sur les plages israéliennes, dus au réchauffement des océans et à la pêche intensive, qui élimine les prédateurs de la méduse.

Si la production de ces couches révolutionnaires n’est pas encore lancée, Cine’al est actuellement en négociation avec la Corée du Sud et la Caroline du Sud pour implanter des usines de productions. Deux régions dont les eaux sont particulièrement envahies par ces créatures urticantes.




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *