Date de péremption : halte au gaspillage alimentaire !

Lorsque l’on fait ses courses, la plupart d’entre nous jette un petit coup d’œil discret sur l’emballage afin de vérifier la date de péremption du produit. Une précaution pour s’assurer qu’on va pouvoir le consommer sans risque d’intoxication une fois arrivé à la maison, ou bien le garder suffisamment longtemps pour le consommer.


Malgré tout, il nous arrive, de temps en temps, de jeter nos produits, la date de péremption ayant expiré. C’est donc avec un petit pincement au cœur, en pensant à toutes ces personnes sous-alimentées dans le monde, qu’on se résout finalement à les mettre à la poubelle. Et pourtant, savez vous que ces produits ne sont pas forcement impropres à la consommation ?

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Ainsi, chaque année, nous jetons tous, encore et encore, des produits sans que cela soit nécessaire. Nous gaspillons des tonnes de denrées alimentaires sans même nous en rendre compte. « Fruits, yaourts, viandes, fromages, œufs, pains, légumes, pâtisseries … tout y passe ! En moyenne, les Français jettent 20kg de déchets alimentaires chaque année, dont 7kg de produits non consommés encore emballés ! » (alimentation.gouv.fr).

A l’échelle de la planète, les chiffres sont effrayants. Pensez qu’un tiers des aliments produits pour la consommation humaine est perdu ou gaspillé. Selon la FAO (Food and Agriculture Organisation), ces pertes concernent environ 1,3 milliard de tonnes de denrées alimentaires par an. Pour continuer dans les chiffres, sachez également qu’aujourd’hui 6 millions de Français sont en situation d’insécurité alimentaire et environ 3,5 millions se voient contraints d’avoir recours à l’aide alimentaire (www.lecese.fr).




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Aussi, pour remédier à ce gâchis alimentaire, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) préconise la clarification des dates limites de consommation en expertisant une éventuelle suppression de la DLUO (Date limite d’utilisation optimale) et la fixation de DLC (Date limite de consommation) par types de produits. Car, DLC et DLUO sont trop souvent liées à des considérations marketing alors qu’elles devraient uniquement se fonder sur des considérations sanitaires.

Concernant la DLC qui doit impérativement être apposée sur les denrées périssables (viande, produits laitiers, etc.) susceptibles, après une courte période, de présenter un danger pour la santé humaine, le CESE constate que les industriels prennent en général une marge de sécurité pour se prémunir contre d’éventuels risques et garantir aux consommateurs un produit sain et de qualité même si la DLC est légèrement dépassée.

Quant à la DLUO, elle n’est qu’indicative et, de surcroît, librement déterminée par le fabricant. Son respect n’a donc aucun caractère impératif. Le produit reste propre à la consommation même si cette date est dépassée. En fait, seules ses qualités organoleptiques (goût, saveur, odeur…) sont altérées.




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Le CESE constate également que DLC et DLUO sont confondues par le consommateur, ce qui conduit au gaspillage alimentaire. C’est pourquoi, il propose d’étudier la possibilité de supprimer le principe même de la DLUO et de ne retenir que la DLC pour les produits qui le justifient, c’est-à-dire ceux qui, à une échéance déterminée, sont susceptibles de présenter un réel risque pour la santé des consommateurs.

Si cette réforme venait à se concrétiser, notre gaspillage alimentaire s’en trouverait nettement réduit. En plus, elle ferait du bien à l’environnement en diminuant nos déchets et la dilapidation des ressources ainsi qu’à notre portefeuille en allégeant le budget alimentation. Cependant, il est aussi de notre responsabilité d’adopter les bons gestes pour améliorer notre comportement alimentaire, par exemple en calibrant les volumes achetés au regard des quantités de nourriture nécessaires au foyer.

Quoi qu’il en soit, la prochaine fois, réfléchissez-y à deux fois avant de jeter !




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