Copenhague : quand l’écologie s’invite en ville !

La capitale du Danemark s’est fixée des objectifs ambitieux en matière d’écologie et de développement durable. En 10 ans, elle a déjà réduit ses émissions de CO2 de près de 25%, et elle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin ! La réhabilitation de Vesterbro, ancien quartier populaire et sinistré, en est un exemple probant.


Construit à la fin de 19ème siècle pour accueillir des immigrés et étudiants, ce quartier de la capitale est peu à peu délaissé. A la fin du 20ème siècle la plupart des logements y sont devenus insalubres (absence de sanitaires, chauffage…). C’est dans ce contexte que la ville de Copenhague prend la décision d’amorcer son virage écologique et de faire de Vesterbro la vitrine de sa transition écologique !

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Nombreux espaces verts aux aménagements partagés (bancs, tables, barbecues…), tris des déchets et gestion de ses derniers par une société à but non lucratif, utilisation généralisée de l’énergie solaire, baisse des consommations énergétiques, meilleure gestion de l’eau, incitation aux transports doux… sont autant de mesures mises en place lors du réaménagement de ce quartier.

Hedebygade, ensemble d’immeubles au sein du quartier de Vesterbro, est un exemple de la réussite de cette réhabilitation. Lors de son réaménagement autour des années 2000, seuls les murs extérieurs ont été conservés et tout le reste a été repensé de matière écologie avec des normes sévères, proches de celles du neuf. L’isolation des murs et cloisons a été un axe majeur pour faire baisser la consommation énergétique. Des parois de verre ainsi que des panneaux photovoltaïques ont été installés en extérieur.




L’autre défi capital était la réduction de la consommation d’eau, ainsi tous les appartements ont été équipés de réducteurs et autres mesures qui ont permis une baisse de 20% des consommations !

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De plus, tous les appartements ont été équipés de petites astuces écolos, comme la purification de l’air par des plantes vertes, des cuisines écologiques avec bacs pour faire pousser ses plantes ou légumes, buanderie commune et salle de réunion. Et tout le quartier a pris un autre visage avec la création par exemple de cafés alternatifs, boutiques solidaires et autres commerces de proximité. Ce projet a été possible également car la population y a été associée tout au long de son déploiement.

Seule ombre au tableau de ce bel exemple d’écologie urbaine, est le coût de cette réhabilitation. En grande partie absorbée par la Ville de Copenhague et le ministère du logement, ces coûts ont été répercutés en partie sur les loyers ce qui a eu comme effet négatif de faire fuir les habitants les plus modestes.




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