Comment éviter l’huile de palme

L’huile de palme, présente dans de très nombreux produits, est extraite de la pulpe des fruits du palmier à huile : son faible coût de production et sa souplesse d’emploi en font  l’un des ingrédients les plus répandus dans l’industrie alimentaire et cosmétique.


Si l’huile de palme est particulièrement utilisée en pâtisserie et dans beaucoup de plats déjà prêts, on la trouve également dans certains soins du corps et autres produits lavant, tels que savons, crèmes et shampoings. Même des produits biologiques et éco-solidaires peuvent en contenir.

Soyons clairs, si l’huile de palme est si répandue, c’est parce qu’elle (et elle seule) résiste, sans se détériorer et se rancir, aux conditions imposées par la production industrielle, aux temps (parfois longs) de stockage, à la chaleur même prolongée (soleil, lumière), à la conservation dans des conteneurs non hermétiquement clos (bouillons cubes, biscottes, etc.), le tout pendant des mois et à température ambiante. Au contraire, l’huile d’olive et les huiles végétales ramollissent et abîment le produit car trop riches en acides gras mono et polysaturés.

D’un point de vue nutritionnel, l’huile de palme est peu recommandable, car riche de graisse saturée ; d’un point de vue écologique, elle est à proscrire. En effet, sa culture est la principale cause de déforestation en Asie du Sud-Est : elle nécessite des centaines d’hectares de terres, souvent brûlées au préalable, et met en conséquence tout l’écosystème local en péril.

L’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a en outre exclu l’huile de palme de la liste des combustibles écologiques, ses émissions ne respectant pas les limites de réduction de l’empreinte carbone demandée pour les biocarburants. L’huile de palme induit donc un coût très élevé du point de vue écologique et de l’éco-système.




Les forêts tropicales indonésiennes et malaises (et les autres) commencent à en payer le prix fort.

Que faire alors ?

L’ingrédient est tellement diffusé qu’il en devient difficile à identifier. Les étiquettes de produits ne précisent quasiment jamais qu’il s’agit d’huile de palme mais parlent plus vaguement de ‘graisses végétales’.

Evitez donc les produits contenant des graisses végétales, préférez ceux sans huile de palme, préparez vous-mêmes vos produits : ainsi, environnement et santé seront préservés !




Comments

  1. MULLER says

    Bonjour, bien sur ça aide à comprendre pourquoi il faut éviter l’huile de palme, mais ça dit pas comment. J’avais déjà remarqué sur les emballages la mention huile ou graisse végétale, c’est sur que c’et louche, aujourd’hui aucun fabricant ne se générait pour dire que c’est de l’huile d’olive. C’est sur aussi que si les gens ouvraient enfin les yeux, ils pourraient par le choix de leurs achats influencer les industriels. On ne fabrique pas ce qui se vend pas, en tous cas pas longtemps. Mais je vois bien lors de soirées, quand je parle de ce qu’ils avalent ou de ce qu’ils se mettent sur la peau, qu’on a à faire à 80% à des QI d’huîtres, j’ai plus aucun espoir pour éduquer qui que ce soit. On devrait se faire aider par les médias, le nez collé à leurs écrans, et parole d’évangile, quelle tristesse…

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